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Forêts et absorption du carbone


Compte rendu du Side Event de ENDA /COP 10.
Vendredi 17 Décembre 2004 Buenos Aires/ARGENTINE


Thème : La gestion communautaire des forêts, une stratégie efficace d’appui à l’absorption du carbone.

Margaret Skutsch, de l’Université de Twente(PAYS BAS), a souligné le rôle de la déforestation dans le réchauffement de la planète. Elle a expliqué que les projets de "lutte contre la déforestation" ne sont pas pris en compte par le CDM (Mécanisme pour le Développement propre du protocole de Kyoto). Mais le projet "Kyoto: Think Global, Act Local" a pour objectif d’apporter l'évidence scientifique pour l’acceptation de ces projets par le CDM, dans la seconde période d'engagement. Elle a ensuite indiqué que 25 projets communautaires de gestion de forêt basés dans six pays sont impliqués, avec les communautés locales qualifiées pour surveiller des secteurs de forêt et pour faire des évaluations standard de biomasse.

Eliakimu Zahabu, de l’ University of Agriculture de Sokoine(Tanzanie), a présenté la méthodologie enseignée aux communautés locales afin de surveiller la capacité de carbone absorbée par les forêts et pour évaluer l'état des forêts communautaires. Il a indiqué que cette méthodologie avait pour buts de réduire les coûts de transaction, de faciliter sa mise en œuvre par les populations, et remplir des conditions scientifiques.

George Jambiya, de l’University of Dar es Salaam/World Wildlife Fund for Nature - de la Tanzanie, a indiqué que le projet Kyoto inclut six sites en Tanzanie et en prévoit un en Ouganda. Il a présenté les résultats d'un village de Tanzanie comprenant deux forêts, notant que ces résultats indiquent une bonne gestion forestière.

Bhaskar Karky, du King Mahendra Trust, Found pour la conservation de la nature du Népal, a indiqué que les résultats de l'Etat indien d'Uttaranhchal démontrent que les forêts communautaires semblent avoir un impact positif sur le stockage de carbone, alors que les résultats du Népal indiquent des différences entre les communautés locales dans les procédures de gestion des forêts.

Libasse BA, d’ Enda –TM organisatrice du side Event , a indiqué que le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée sont inclus dans le projet de Kyoto, et a présentés les résultats du Sénégal. Les villageois de la région de Tamba ont été formés pour employer la méthodologie sur les sites choisis, et ont énuméré des priorités locales, y compris la lutte contre le feu de brousse, l'accès à l'eau potable, le développement de l'agriculture et la création d’activités génératrices de revenues pour lutter contre la pauvreté.

Jeroen Verplanke, institut international pour la Science de la Géo-Information et l'observation de la terre (ITC), a débattu sur les possibilités de tirer profit de la connaissance indigène. Il a indiqué que les communautés impliquées dans le projet ont appris comment employer une technologie de pointe sans difficulté, et fait la remarque selon laquelle cette technologie a un coût accessible et surtout aura tendance à diminuer.

Peter Minang de l’ ITC a analysé des manières de définir la politique camerounaise de gestion communautaire des forêts pour qu’elle soit compatible avec le CDM, accentuant la nécessité de clarifier la propriété des crédits de carbone et de changer les taxes imposées sur les produits forestiers et les conditions d’exploitation des forêts.

Mike McCall de l’ ITC a décrit des développements de politique en gestion communautaire des forêts en Inde, au Népal, au Cameroun et au Mexique. Il a souligné que la gestion des forêts communautaires pourrait être développée pour fournir les avantages environnementaux, économiques et culturels additionnels.

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