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Diversité biologique et changements climatiques à la CdP9 de la CDB


Les interactions entre diversité biologique et changements climatiques ont été soulignées a nouveau par la neuvième session de la Conférences des Parties (CdP 9) à la CDB, et ce dès l’ouverture de la Conférence le lundi 19 mai 2008 à Bonn, et à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité biologique, qui a été célébrée le 22 mai 2008.
Rappelons que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a réalisé un document technique à ce sujet en 2002, à la demande de l’OSASTT (Organe Subsidiaire chargé de fournir des Avis Scientifiques, Technique et Technologiques à la CDB). En 2003, un groupe spécial d’experts techniques formé par l’OSASTT a produit un rapport sur les liens entre la CDB et la Convention-cadre sur les changements climatiques. De son côté le Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE (CMSCN) a mené aussi un programme sur la biodiversité et les changements climatiques.
La CdP9 est appelée à examiner les recommandations des OSASTT 12 et 13 portant, entre autres, sur les synergies entre les secrétariats des conventions de Rio et d’autres organisations, et sur l’examen de l’orientation sur l’intégration des changements climatiques et des activités de réponse aux programmes de travail sur la diversité biologique, notamment la biodiversité agricole et les forêts. Enfin, la CdP devrait prendre connaissance du rapport sur les progrès dans les possibilités de futures actions pour soutenir la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique des tourbières boisées tropicales et autres terres humides contenu dans le rapport périodique sur les questions intersectorielles (UNEP/CBD/COP/9/20).
Le point de l’ordre du jour sur la diversité biologique et les changements climatiques a été examiné par les délégués le 23 mai 2008, sur la base des recommandations XII/5 et XIII/6 de l’OSASTT (UNEP/CBD/COP/9/2 et 3). Le groupe régionaux des Iles du Pacifique, des pays africain et des pays d’Europe centrale et de l’Est ont appuyé la proposition, encore entre crochets dans la recommandation XIII/6, d’établir un groupe spécial d’experts techniques sur la diversité biologique et les changements climatiques, ayant pour mandat d’élaborer des avis sur la diversité biologique présentant un intérêt pour la décision de la CCNUCC sur le Plan d’action de Bali (1/CP.13) ainsi que pour le programme de travail de Nairobi de la CCNUCC sur les impacts, la vulnérabilité et l’adaptation aux changements climatiques. Rappelons que dans la décision sur le Plan d’action de Bali, les Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques sont convenues que ce processus sera informé par, notamment les meilleures données scientifiques disponibles, l’expérience en matière d’application de la Convention et de son Protocole de Kyoto et des processus en relevant, des produits d’autres processus intergouvernementaux concernés et des connaissances des milieux d’affaires et de recherche et de la société civile. L’UE a proposé la tenue de deux réunions du groupe spécial d’experts techniques sur la biodiversité et les CC, un sur la réduction des émissions résultant de la déforestation et de la dégradation, l’autre sur l’adaptation. La Chine a déclaré que le besoin d’établir ce groupe d’experts doit être bien évalué.
Plusieurs délégations ont souligné le besoin de synergies entre les Conventions de Rio, avec, à la fois, le besoin d’éviter les duplications, et la nécessité de reconnaître les mandats respectifs des conventions et leur indépendance. L’UE a insisté sur la coopération régionale et internationale, notamment pour les systèmes de suivi et les modèles scientifiques de l’impact des changements climatiques sur la biodiversité. Le Groupe Africain a demandé que les conventions Biodiversité, CC, lutte contre la Désertification et Ramsar analysent les mécanismes de financement pour la mitigation des changements climatiques et les mesures d’adaptation.
Le groupe africain et le Costa Rica ont appuyé la proposition, entre crochets, d’adopter un moratoire sur toutes les activités de fertilisation des océans, et ce à la lumière de questions sur l’efficacité de la fertilisation des océans pour atténuer les changements climatiques et ses impacts négatifs potentiels sur la diversité biologique marine. Le Canada a appelé les Parties à agir en conformité avec la Conventions de Londres sur la prévention de la pollution marine. L’UICN et les réseaux d’ONG ont insisté sur le besoin d’une attention extrême à la question de fertilisation marine, et son utilisation comme « fausse solution » aux CC. Un groupe de contact a été établi pour continuer les discussions sur le sujet.




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