Enfin un traité international contre la pollution au mercure


Ce traité sera appelé la " Convention de Minamata ", du nom de l'une des pires catastrophes de l'histoire, liées à l'empoisonnement par le mercure, qui s'est déroulée au Japon il y a près d'un demi-siècle. le traité oblige les gouvernements à élaborer des plans d'action interdisant les formes les plus nocives de l'utilisation du mercure, à promouvoir des méthodes d'extraction sans mercure, à protéger les enfants et les femmes en âge d'avoir des enfants, et à faire en sorte d'améliorer la santé des mineurs. Le mercure est un métal lourd très toxique pour les êtres vivants.

Une exposition trop forte au mercure nuit au système immunitaire et peut entraîner d'autres problèmes comme des troubles psychologiques ou digestifs, la perte de dents, des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires. Près de 340 tonnes de mercure sont utilisées tous les ans pour réaliser des plombages et d'autres produits dentaires, dont près de 100 tonnes risquent de se retrouver dans le circuit des déchets.

D'après une étude du Programme des Nations unies pour l'environnement(PNUE) intitulé "l'évaluation mondiale du mercure 2013", les émissions de ce métal toxique liées à l'extraction minière artisanale ont doublé depuis 2005. En raison d'une industrialisation rapide, l'Asie est désormais le principal émetteur de mercure, avec près de la moitié des rejets mondiaux. Alors que la demande de mercure a chuté à l'échelle mondiale ces dernières années, les émissions de mercure pourraient bien augmenter à l'avenir dans certaines régions d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud, prévient le PNUE.

Cette hausse est due principalement à l'utilisation de cet élément hautement toxique dans les activités d'orpaillage et dans la combustion du charbon pour la production d'électricité. La hausse du cours de l'or risque d'ailleurs de provoquer une augmentation de ces émissions. Il faut savoir qu'avec la combustion du charbon, l'utilisation du mercure pour séparer le métal du minerai dans les activités d'orpaillage reste la principale source d'émissions à travers le monde. On estime ainsi à 727 tonnes les émissions annuelles causées par l'orpaillage, soit 35 % des émissions mondiales. L'augmentation de l'exposition au mercure représente une menace directe pour la santé de 10 à 15 millions de personnes qui pratiquent directement l'orpaillage, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Raphaël KAFANDO

Sidwaya

 

Source autorisée : Le faso.net

 

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