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Pour Green Cross, le Plan Obama Une nouvelle étape pour des engagements concrets à CoP21, qui appelle de nouvelles annonces factuelles, concrètes, ambitieuses et précises


En effet selon l'organisation Green Cross, même si il arrive au cœur de la torpeur estivale, le plan Obama annoncé lundi par le Président de la République des Etats-Unis, depuis la Maison Blanche, ne doit absolument pas laisser indifférent.

Il marque, 4 mois avant l'ouverture de la CoP21, quelques jalons majeurs et attendus:

  • tout d'abord, parce qu'il s'agit de la contribution d'un des 3 plus grands émetteurs de carbone au monde, au leadership majeur, et qui de plus n'avait pas ratifié Kyoto,
  • ensuite, parce qu'il marque une véritable inflexion de l'ensemble de la stratégie énergétique américaine, avec l'engagement concret de réduire de 32% les émissions des centrales électriques américaines d'ici à 2030 (responsables de 40% des émissions carbones du pays), et ce par apport au niveau de référence de 2005,
  • enfin, parce qu'il s'agit non seulement de définir un objectif, mais également une feuille de route et la description de l'ensemble des mesures et moyens pour y arriver.

Lors de l'élaboration de ses travaux sur les gaz de schiste, en 2012, puis lors d'une conférence franco américaine en 2013 sur le financement de la transition énergétique, Green Cross avait insisté sur le fait que la transition énergétique serait un élément déterminant de la fin de mandat de Barack Obama, une démarche sur laquelle les Etats-Unis allaient faire évoluer leur modèle économique global vers la transition énergétique et enfin une opportunité forte pour faire de la CoP21, la conférence climat qui se tiendra en Décembre à Paris, la conférence des engagements ambitieux, des solutions concrètes et vérifiables et d'un modèle de transition écologique inclusif.

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France et Territoires, souligne que "avec l'annonce par le Président de la République lui-même du Plan Obama, avec une feuille de route précise qui montre comment le gouvernement va agir dans le domaine énergétique, les Etats-Unis marquent de manière très positive cette période de publication des engagements nationaux, comme la Chine l'avait déjà fait au printemps. Dans les deux cas, on peut regretter, et c'est particulièrement vrai pour le plan américain, une focalisation sur l'énergie, qui occulte le mode opératoire pour réaliser la transition bas carbone dans les secteurs en particulier des transports, de l'agriculture et la mise en avant de l'économie circulaire comme solution concrète, à l'échelle territoriale. Mais l'on constate que la transition énergétique devient une réalité: on sait en particulier que les objectifs d’installations de solaire photovoltaïques ont été largement dépassés aux Etats-Unis, que l'énergie produite au Texas l'est plus grâce au solaire photovoltaïques d'au pétrole et au gaz, et qu'une grande partie des innovations de la transition écologique viennent plus que jamais de la Silicon Valley".

L'Europe comme la France doivent désormais entendre ce signal, et réagir très concrètement:

  • en précisant le mode opératoire retenu, les engagements législatifs et les mesures permettant concrètement d'atteindre les objectifs européens, dans tous les domaines et en particulier les transports, l'alimentation, l'énergie ainsi que la promotion de l'énergie circulaire,
  • en mettant en place très rapidement et de manière volontaire un prix du carbone applicable à tous les secteurs (tendance qui devraient être suivi très rapidement aux Etats-Unis et en Asie, et orientera durablement notre économie,
  • en saluant, comme le Président François Hollande l'a fait ce jour, la démarche américaine, et en surfant sur cet élan pour aller plus loin sur l'ensemble des sujets de négociation dès maintenant, et en particulier la thématique des océans (http://ocean.cop21.mobi).

[CdP21-climat]

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