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Un nouveau partenariat pour mesurer l'impact de la pêche sur les sites marins du patrimoine mondial


Aujourd'hui, plus de 30% des sites marins du patrimoine mondial luttent contre la pêche non durable. Relever ce défi a été, depuis des années, au centre des priorités du Programme marin du patrimoine mondial, en soutenant des sites dans le monde entier dans le développement des capacités telles que la technologie de surveillance assistée ou le programme d'éducation pour les communautés locales et le programme de surveillance. Cependant, et jusqu'à présent, aucune analyse complète de l’impact de la pêche illégale et non durable sur la valeur universelle exceptionnelle des sites marins du patrimoine mondial n’a été faite. Avec le soutien du Gouvernement falamnd, partenaire de longue date de l'UNESCO, le programme peut ainsi entreprendre une première étude, unique en son genre, pour répondre à cette question fondamentale.

Le Gouvernement flamand vient de renouveler sa coopération de longue date avec le Programme marin du patrimoine mondial, et investit dans un projet de recherche pour aider à l’établissement de rapports sur les impacts de pêche. Ceux-ci peuvent causer une modification de la chaîne alimentaire naturelle sur un site du patrimoine mondial, et aller jusqu’à une potentielle perte des revenus touristiques lorsque les espèces emblématiques dépérissent. Des espèces envahissantes menacent également de plus en plus la conservation des sites marins du patrimoine mondial.

Les nouvelles informations obtenues lors de cette importante recherche aideront le Programme marin du patrimoine mondial et les gestionnaires de sites du monde entier à concentrer leurs efforts aussi bien dans le renforcement des capacités que dans la conformité et l'application. Cela aidera également à mieux comprendre les facteurs de la pêche illégale et non durable dans les sites, et à fournir les bases d’une feuille de route, vers une approche plus stratégique dans l’appréhension des menaces.

M. Filip D'havé, Délégué général du Gouvernement de la Flandre à l'UNESCO, a déclaré:

    "Alors que la science et l'innovation sont essentielles pour comprendre l'océan, il est également essentiel que nous utilisions ces connaissances scientifiques pour améliorer la conservation marine. La science est plus efficace lorsqu’elle est effectivement traduite en décisions concrètes de gestion. Avec son soutien à l'un des plus puissants mécanismes internationaux de conservation, le Gouvernement flamand contribue à la sauvegarde de certains des endroits les plus uniques de l'océan afin que les générations futures puissent continuer d'en profiter."

L'étude se fonde sur les résultats du partenariat avec le Gouvernement de la Flandre et le Programme marin du patrimoine mondial, qui a financé le travail crucial qui a conduit au retrait de Rennell Est (Îles Salomon) et du Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (Belize) de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Communiqué de l'UNESCO

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