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Michaëlle Jean prône le développement d'instruments pour mieux mesurer les coûts économiques des violences faites aux femmes


Au 3e jour de sa participation à l’Assemblée générale de l’ONU, la Secrétaire générale était invitée à prendre la parole à une discussion de haut-niveau sur les coûts économiques des violences faites aux femmes.

JPEG - 44.4 ko(©Jason O’Neal/OIF)

La rencontre, organisée par les Présidentes de la Lituanie et du Chili, en partenariat avec le Council of Women World Leaders et l’Organisation internationale de la Francophonie visait à partager les bonnes pratiques dans la lutte contre ce fléau.

Lors de son allocution, Michaëlle Jean a d’abord rappelé que les violences faites aux femmes constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux de la personne et qu’une femme sur trois est aujourd’hui victime de violences psychologiques, physiques ou sexuelles. Elle a ajouté que, malgré des progrès, les avancées pour éradiquer ce phénomène demeurent encore trop lentes et trop timides.

La Secrétaire générale à par ailleurs souligné que moins de 10% des femmes victimes de violences demandent de l’aide ou font appel à la police, ce qui signifie que les intervenants travaillent souvent sur des chiffres approximatifs et sous-estimés, tant en ce qui concerne le nombre de victimes que les coûts occasionnés par les violences faites aux femmes.

Michaëlle Jean a également profité de sa prise de parole pour saluer le travail du Réseau francophone pour l’égalité femme-homme ainsi que l’adoption par la Francophonie d’une Déclaration (en 2010) et d’un Plan d’action (en 2013) sur les violences faites aux femmes et aux filles.

Enfin la Secrétaire générale a mis en avant la nouvelle Stratégie économique pour la Francophonie, expliquant que les femmes jouissant d’une pleine autonomie financière sont moins vulnérables.

[agonu71]

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