La réalisation des objectifs de développement durable requiert une coordination cohérente, selon l'ONU


Le Conseil économique et social (ECOSOC) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont souligné jeudi la nécessité de « coordonner de manière cohérente » la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD).

En visite au siège de la FAO à Rome, l'Ambassadeur du Zimbabwe auprès de l'ONU et Président de l'ECOSOC, Frederick Musiiwa Makamure Shava, a insisté sur la complémentarité des agences onusiennes en vue de réaliser les ODD.

« Le caractère universel, mondial et inspirant du Programme de développement durable à l'horizon 2030 met l'accent sur la cohérence et la coordination entre toutes les agences des Nations Unies », a déclaré M. Shava à l'occasion d'un séminaire informel auquel participaient les représentants permanents des pays auprès de la FAO ainsi que des responsables du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Fonds international de développement agricole (FIDA) qui ont également leur siège dans la capitale italienne.

«Plus que jamais, le système des Nations Unies devra tirer parti des différentes compétences et avantages de ses composantes afin d'assurer la cohésion et d'éviter les répétitions lors de la mise en œuvre de ce programme intersectoriel », a souligné le Président de l'ECOSOC.

Pour M. Shava, le travail de la FAO dans des domaines tels que la sécurité alimentaire et la nutrition, l'agriculture, l'élevage, la pêche et la foresterie va bien au-delà de l'objectif principal visant à éradiquer la faim « Il est essentiel pour la réalisation du Programme dans son intégralité », a-t-il souligné.

Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a convenu de son côté que la « proximité et l'interconnexion » des ODD entre eux, exigera une collaboration plus étroite et plus cohérente entre tous les partenaires, et notamment au sein du système des Nations Unies.

La FAO a, par ailleurs, apporté son soutien à une réunion préparatoire sur l'agro-industrie qui se tiendra en début d'année prochaine aux chutes Victoria, au Zimbabwe. La promotion de chaînes de valeur inclusives au profit des petits exploitants agricoles dans les pays en développement et l'amélioration de l'emploi dans les zones rurales constituent la base de la stratégie de la FAO sur le terrain. Cela correspond d'ailleurs à l'orientation prise par M. Shava qui consiste à faire de l'industrialisation durable une priorité tout au long de sa présidence à la tête de l'ECOSOC.

Suivre les progrès accomplis en vue de la réalisation des ODD
La FAO a déjà remanié certaines de ses procédures internes et entend intensifier et moderniser ses contributions au Programme de développement durable à l'horizon 2030 en créant notamment un nouveau poste de coordinateur des activités visant à mettre en œuvre les ODD.

Alors que l'ECOSOC doit veiller à ce que les efforts déployés afin de réaliser les ODD soient sur la bonne voie, la FAO est chargée de surveiller 21 indicateurs qui serviront à mesurer les progrès accomplis.

M. Graziano da Silva a indiqué que la FAO avait l'intention de créer un nouveau Bureau de statisticien en chef. Compte-tenu de l'aspect multisectoriel inhérent aux ODD, la FAO a mis en place plusieurs équipes de travail structurées autour de cinq programmes stratégiques et avec un rôle complémentaire à celui de ses Divisions traditionnelles.

«La FAO est parfaitement consciente de l'importance d'une collaboration approfondie avec d'autres organismes du système des Nations Unies, et en particulier avec les trois agences basées à Rome», a insisté M. da Silva tout en rappelant que la FAO, le PAM et le FIDA avaient élaboré un document commun afin de guider leur action dans cette optique, un document qu'ils présenteront ensemble aux pays membres d'ici la fin de l'année.

Communiqué de l'ONU

[ODD2030]

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