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Les catastrophes dans les Amériques soulignent l'urgence de mettre en oeuvre des stratégies de réduction de risques, selon l'ONU


A l'ouverture mardi de la cinquième Plateforme régionale sur la réduction des risques de catastrophes des Amériques à Montréal, au Canada, le chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), Robert Glasser, a souligné la nécessité de rapidement mettre en œuvre des stratégies nationales et régionales sur le continent américain.

« Il est important de passer d'une gestion des catastrophes à une gestion des risques de catastrophes », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général pour la prévention des risques de catastrophes, Robert Glasser, dans son discours de bienvenue aux participants, rappelant que ce principe de base doit guider la mise en œuvre du Cadre d'action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes pour la période 2015-2030.

Citant l'exemple d'Haïti, M. Glasser a rappelé que 546 décès ont été confirmés et que 128 personnes sont toujours portées disparues après le passage de l'ouragan Matthew. Des chiffres « terriblement perturbants » pour le Représentant spécial qui a rappelé l'importante aide internationale apportée à Haïti par le passé après le tremblement de terre de 2010. L'ouragan Matthew « fut un test difficile de la préparation de la région (des Amériques) face à un événement que nous allons sans doute voir plus fréquemment en raison du changement climatique », a-t-il prévenu.

Pour le Représentant spécial, l'exemple de l'ouragan Matthew illustre la nécessité pour les gouvernements et les donateurs d'accélérer les efforts visant à améliorer les systèmes de prévention et d'alerte des risques de catastrophes.

« En attendant la réalisation d'une augmentation substantielle des stratégies nationales et locales de réduction des risques de catastrophe, nous devons assurer une coordination et une cohérence étroites avec d'autres accords et processus internationaux, y compris le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et l'Accord de Paris sur le changement climatique », a insisté le chef d'UNISDR.

Hôte de cette plateforme régionale, le gouvernement canadien par la voie de son Ministre de la sécurité publique et de la protection civile, Ralph Goodale, a réaffirmé son engagement « à apprendre des autres, à collaborer et être à jour » dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes. « Aucun pays des Amériques n'est à l'abri des risques de catastrophes », a-t-il dit dans son discours de bienvenue, rappelant qu'un pays développé comme le Canada est également confronté aux risques liés aux incendies de forêts, aux inondations et aux tempêtes.

Lors de cette première journée, les participants devaient discuter des rôles respectifs et partagés des gouvernements, des milieux universitaires et du secteur privé pour assurer la compréhension des risques dans les Amériques. Ils devaient également passer en revue les indicateurs pour mesurer les progrès accomplis en vue d'atteindre les objectifs mondiaux du Cadre de Sendai ainsi que les Objectifs de développement durable (ODD).

Communiqué de l'ONU

[ODD2030]

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