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De véritables écosystèmes : Comment les réseaux peuvent stimuler les incubateurs africains


Par Alexandre Laure, spécialiste du secteur privé à la Banque Mondiale.

A travers l'Afrique francophone, des incubateurs émergent rapidement pour accompagner une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs. Malgré leur énorme potentiel, les incubateurs ne sont que l'un des nombreux acteurs d'un vrai écosystème entrepreneurial. C'est pourquoi il est de plus en plus important que les incubateurs - en plus d'allouer les ressources, les services et le financement nécessaires à des start-ups prometteuses - fournissent aux incubés une plateforme pour partager et transférer des connaissances à travers l'écosystème, non seulement avec leurs pairs, mais aussi avec les investisseurs, les centres de recherche, les experts de l'industrie, sur lesquels leurs entreprises finiront par dépendre.

Comme nous l'avons vu avec Impact Hub Bamako, certains incubateurs peuvent faire partie de franchises internationales, tandis que d'autres sont ancrés dans des organismes publics, privés, ou universitaires (ou un hybride des trois) et sont déjà associés à d'autres incubateurs. Bond’innov, par exemple, est un incubateur qui favorise la coopération entrepreneuriale entre le Nord et le Sud et a son siège social à Paris, situé sur le campus de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), une grande organisation de recherche multidisciplinaire opérant dans plus de cinquante pays en développement.

Une autre initiative est le Club des Entrepreneurs Africains, une organisation panafricaine d'entrepreneurs créée sous les auspices du fonds d'impact investissement Investisseurs & Partenaires (I&P) pour fournir des services d’accompagnement, de formation et de plaidoyer, ainsi que des opportunités de réseautage. De même, INCO, un hub international pour les start-ups et les incubateurs spécialisés dans les technologies vertes, et qui établit des liens entre plusieurs écosystèmes à différents stades de développement de l’Amérique au Kenya en passant par Hong Kong, vient de lancer son programme SPRINT avec le gouvernement régional de Paris. SPRINT, vise à éduquer, incuber et accélérer les startups vertes dans six pays, dont l'Algérie, la Côte d'Ivoire, Madagascar, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie, d'ici 2020...

 
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Source : Banque Mondiale

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