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Journée Mondiale de l'alimentation : le Directeur du Programme alimentaire mondial lance un appel pour la paix


A l'occasion de la Journée Mondiale de l'alimentation, le Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, David Beasley alerte sur la situation actuelle. Les inquiétudes augmentent face aux progrès relatifs de la lutte contre la faim dans le monde, réduits à néant, en raison du nombre record de conflits. Le coût d'un repas explose dans les zones les plus critiques.

La faim dans le monde aggravée par la hause des conflits et le déplacement des populations

 
« 10 des 13 plus grandes opérations d'assistance alimentaire du Programme Alimentaire Mondial sont liées à des conflits. Alors que nous célébrons aujourd'hui la Journée Mondiale de l'alimentation, nous avons une pensée pour tous ces gens dans le monde qui rêvent de la paix et de pouvoir partager à nouveau un repas en famille chez eux. J'appelle les personnes exerçant des responsabilités, et celles qui ont des armes, à mettre fin à la violence immédiatement», déclare David Beasley. 
 
Après une diminution constante pendant plus d'une décennie, la faim reprend à nouveau du terrain, et parmi les 815 millions de personnes qui souffrent de la faim sur la planète, 489 millions vivent dans des pays touchés par les conflits, selon le rapport annuel de l'ONU sur l'état de la Sécurité Alimentaire et de la Nutrition dans le Monde en 2017. Les conflits peuvent dévaster l'économie, perturber l'agriculture et entraîner des migrations forcées de population.%u200B
 
 
Par ailleurs, une étude du PAM publiée plus tôt cette année a établi un lien entre la faim et les déplacements de populations. Elle a constaté que les pays ayant le plus haut niveau de sous-alimentation ont la plus forte migration vers l'extérieur. Pour chaque année supplémentaire de conflit, 40 personnes supplémentaires sur 10 000 vont fuir leur pays. Elle a montré que les personnes se déplacent souvent plusieurs fois à l’intérieur de leur propre pays avant de franchir les frontières, laissant derrière eux leurs terres, leurs emplois et leurs moyens de subsistance.
 « Je reviens tout juste du Bangladesh où j'ai été témoin du choc enduré par des familles qui ont vu leurs maisons brûler en Birmanie », témoigne David Beasley. « Elles ont fui sans rien emporter, abandonnant leurs fermes, quittant leurs emplois et arrivant affamées, souffrant de malnutrition, après un voyage cauchemardesque »%u200B ajoute le Directeur exécutif du PAM.

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