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GIDD: une autre approche pour marquer la date de l'Assassinat de l'Empereur Jean Jacques Dessalines


Au Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de Cabaret, cette année 2017 à l’occasion de la date d‘assassinat de l’Empereur Jean Jacques Dessalines le 17 octobre, le Groupe d’Intervention pour le Développement Durable (GIDD) a posé sa pierre comme stimulant susceptible d’inciter les héritiers du Père de la Nation haïtienne à sortir de l’«ordinaire stérile».

Une collaboration entre «Optimum Technology Center» dirigé par Wilson ANTOINE, du Ministère de la Jeunesse des Sports et de l’Action Civique (MJSAC), du GIDD et de la Direction Nationale du Livre (DNL) par l’Intermédiaire du CLAC de Cabaret a réuni une tranche importante de la population cabarétienne, à savoir un groupe de jeunes composé en grande partie d’élèves ajouté de membres  d’organisation de la société civile, afin de réfléchir autrement à cette occasion pour arriver à des actions répondant aux problèmes de notre temps.

L’évènement a commencé avec la Dessalinienne animée par une fanfare de la zone suivie d’une interprétation de l’hymne national  par un jeune cabarétien. Plus loin, l’entrée en matière se fait avec le sociologue Daniel SUPPLICE dans une causerie afin de prononcer sur des aspects importants permettant à mieux connaitre l’Empereur, considéré comme un mal connu du milieu haïtien.

Une deuxième intervention a eu lieu avec le GIDD, annonçant dès le début une nouvelle approche capable d’aider les héritiers de papa Dessalines d’aborder un problème majeur qui entrave déjà la génération actuelle et menace celle avenir. C’est ainsi que deux (2) acteurs du GIDD ont profité de cette occasion pour appeler, sensibiliser, motiver les frères et sœurs d’Haïti autour de la vision de la «liberté pleine et entière de l’idéal dessalinien» afin de tirer des moyens pour faire des actions réelles répondant au mal environnemental haïtien. D’où un exemple apte à expliquer la volonté de s’écarter d’une pratique liée à l’expression «ordinaire stérile» susmentionné.   

En deux temps, les intervenants du GIDD ont successivement exposé leur approche et la nécessité de l’adopter pour une mise en application incluant entièrement la collectivité haïtienne. Partant de l’idéal dessalinien, le premier intervenant de cette partie se base sur une déclaration considérée comme un pilier central de la politique de l’Empereur à savoir «pa gen libète san byennèt». Il a aussi présenté des aspects des travaux entamés par le GIDD pour mieux orienter le projet de «développement durable» appelé dans ses propres termes créoles «Developman Tout Bon»  en Haïti. Il s’agit: le développement durable dans une perspective dessalinienne, en tenant compte de l’ensemble des problèmes haïtiens. Dans un souci pour respecter ou continuer à respecter l’héritage dessalinien, il fait le point sur le meilleur moyen d’assumer une telle responsabilité. Prendre soin de cet héritage, le conserver est la tâche de tous les héritiers sans aucune exclusion. Ainsi, l’interrogation «Avons-nous pris soin et conservé cet héritage?» a permis de retracer le mal environnemental haïtien dans le cours de l’histoire.

Avec l’intervention du deuxième intervenant de la partie sous forme d’exposé d’un rapport évaluatif des conséquences et actions des générations passées et d’aujourd’hui sur notre environnement, le mal environnemental en question est désormais non seulement observé, ressenti au quotidien mais rencontre une volonté collective de l’obstruer graduellement. L’appel à la contribution de chacun n’a pas manqué les propos du GIDD qui continue à croire que dans la logique «pensée globalement agir localement» ensemble nous pouvons construire une autre Haïti.

 

Abram BELIZAIRE,

Professionnel en Sciences Humaines et Sociales

Responsable de Coordination du GIDD

lebrama@hotmail.com/gi.developpementdurable@gmail.com

(509) 38 19 50 20/ 33 78 64 21

 

 

                       

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