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Les dirigeants de CGLU se prononcent en faveur de l'action climatique au niveau local à la COP 23


Plus de 300 dirigeants locaux et régionaux se sont rencontrés à l'occasion du Sommet climatique des dirigeants locaux et régionaux à Bonn

Du 6 au 17 novembre, les États membres de l'ONU se sont réunis à Bonn pour faire progresser la mise en œuvre de l'Accord de Paris en termes de transparence, d'adaptation, de réduction des émissions, de financement, de renforcement des capacités et de technologie.

Comme lors des précédentes éditions de la COP, CGLU a envoyé une délégation importante d'une soixantaine de dirigeants locaux et régionaux pour plaider en faveur du rôle de l'action locale et territoriale dans la lutte contre le changement climatique.

Le Sommet climatique des dirigeants locaux et régionaux

Le temps fort de la conférence était le Sommet climatique des dirigeants locaux et régionaux, organisé par ICLEI avec le soutien de la Global Taskforce des gouvernements locaux et régionaux.

Roland Ries, co-président de CGLU et maire de Strasbourg, a déclaré que « l'un des rôles les plus importants que nous pouvons jouer en tant que dirigeants locaux est d'impliquer nos citoyens au niveau de l’agenda climatique.» Ries a également souligné l'importance d'une collaboration entre gouvernements nationaux plus étroite pour lutter contre le changement climatique.

Pour sa part, la vice-présidente de CGLU et maire de Rosario, Monica Fein, a souligné les difficultés rencontrées par les villes d'Amérique latine pour accéder au financement climatique.

Le co-président de CGLU et maire de Quito, Mauricio Rodas, a conclu la journée en rappelant les messages clés de « l'engagement de Bonn-Fidji des dirigeants locaux et régionaux à mettre en œuvre l'Accord de Paris à tous les niveaux. »

 

La Journée mondiale des villes et des établissements humains

Les gouvernements locaux et régionaux et leurs partenaires ont assuré l'organisation de la Journée mondiales des villes et des établissements humains à la COP 23.

Cette journée thématique devait permettre de fournir des recommandations pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique ; souligner les progrès et les initiatives prometteuses ; décrire comment les établissements humains peuvent contribuer à la mise en œuvre de l'Accord de Paris et promouvoir l’engagement de différents secteurs.

La Journée des établissements humains symbolisait la reconnaissance de l'importance de l'action territoriale et de l'engagement des acteurs locaux à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris.

Lors de cette journée, des acteurs locaux ont partagé leurs expériences et leurs solutions innovantes pour soutenir des modes de consommation et de production pauvres en carbone, des pratiques de construction résilientes et efficace dans l’utilisation des ressources, ainsi que des mécanismes financiers créatifs axés sur les personnes.

Lors de la session, le Dr Joan Clos, Directeur exécutif d'ONU-Habitat, a déclaré que « les autorités locales doivent aller plus loin après Paris et contribuer à la protection des établissements humains et à la réduction des émissions».

En conclusion de la séance d'ouverture organisée par CGLU au nom de la Global Taskforce, l'adjointe au maire de Barcelone pour l'écologie, l'urbanisme et la mobilité, Janet Sanz, a souligné que « la durabilité est étroitement liée au droit à la ville" : le droit de créer la ville et de responsabiliser les citoyens. Le droit à la ville implique les principes clés de notre travail, tels que le droit au logement, le droit à la qualité de l’air et le droit à la santé. »

Table ronde de haut niveau sur l'ODD 11/Climate Nexus

Cet événement visait à montrer comment les acteurs de l’habitat sont passés à la phase de mise en œuvre depuis l'adoption de l'Accord de Paris et de l'ODD 11 sur les villes et les établissements humains. 

Les gouvernement locaux et régionaux ont co-organisé la séance plénière d'ouverture de la Table ronde de haut niveau sur l'ODD11, « Lesfemmes leaders pour des établissements humains inclusifs, durables et résilients », qui a rassemblé un groupe de femmes maires, gouverneurs, ministres et des leaders de la société civile, travaillant toutes pour accélérer la transition vers des villes durables et résilientes pour tous.

Une vidéo de la table ronde complète, avec les contributions de la maire de Malmö, en Suède, Katrin Stjernfeldt Jammeh ; la maire de Bangangté, au Cameroun et Présidente de REFELA, Célestine Ketcha Courtès ; la maire de Caracas, au Venezuela, Helen Fernández ; la maire de Mandlakazi, au Mozambique, Maria Helena Langa et le gouverneur de l'Oregon, aux États-Unis, Kate Brown, est disponibles sur ce lien.

Les gouvernements locaux et régionaux au cœur de nouveaux partenariats pour la réalisation des objectifs mondiaux

Cet événement parallèle était organisé par CGLU et le CCRE au nom de la Global Taskforce pour explorer les synergies entre les différents agendas mondiaux et rassembler les gouvernements locaux et régionaux et leurs partenaires pour partager expériences et recommandations.

La séance a été modérée par Ronan Dantec, Conseiller municipal de Nantes, en France, et porte-parole de CGLU. Il a souligné qu’il fallait une prise de conscience accrue de la nécessité d'impliquer toutes les parties prenantes pour pouvoir parvenir à des accords sur le climat et assurer un avenir durable. Dantec a également rappelé le rôle d'organisations telles que Climate Chance, qui rassemble toutes les parties prenantes une fois par an pour travailler à des messages.

La maire de Bangangté, au Cameroun et la présidente de REFELA, Célestine Ketcha Courtès, a rappelé l'importance de travailler avec les populations locales pour assurer la pertinence et le succès des actions climatiques.

Le directeur de la gestion environnementale du CONGOPE, un consortium de gouvernements provinciaux, Henry Guzmán, a exposé le travail de collaboration effectué entre les régions et les ministères nationaux en Équateur sur l'action pour le changement climatique, permettant de mettre en place des projets précis aux niveaux local et national.

Najat Zarrouk, directrice de l'Académie des gouvernements locaux d'Afrique de CGLU, a présenté la vision et le travail de l'académie, qui contribue au renforcement des capacités du personnel politique et technique local.

Barbara Norman, professeur à l'Université de Canberra, a lancé « Canberra Urban & Regional Futures » (CURF), un réseau universitaire international pour la recherche sur le changement climatique et la durabilité.

Juliet Mekone de CGLU Afrique a plaidé pour « la nécessité d'encourager la coopération décentralisée à travers des mécanismes tels que la Convention des Maires pour l'Afrique subsaharienne et Platforma ».

Pour plus d'informations sur la participation des Sections de CGLU à la COP 23

Plus d’informations sur le travail de CGLU dans l’action climat dans notre site internet dédié

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