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Enseignement privé au Burkina: les établissements non reconnus sommés de mettre fin à tout exercice à la rentrée prochaine


Des équipes techniques du ministère de l'éducation nationale et de l'alphabétisation, en vue de l'assainissement du secteur de l'enseignement privé procèdent depuis le lundi 23 juillet 2018 dans toutes les régions du pays à un recensement des établissements non reconnus.
Cette vaste campagne de recensement vise à répertorier tous les établissements privés du préscolaire, du primaire, du post primaire et du secondaire afin de dresser la liste de ceux qui sont classés non reconnus.

Elle est consécutive à la note du Secrétaire général du MENA, Pr Kalifa TRAORÉ du 16 juillet qui interpellait tous les promoteurs privés exerçant dans l'illégalité et aux mépris des dispositions des textes en vigueur, à mettre fin à cette pratique irrégulière.
Dans plusieurs localités qui ont fait l’objet d’inspection, on y trouve des établissements exigus dans des concessions à usage d'habitation ou à proximité des débits de boisson et tout cela ne respecte pas les normes consignées dans le cahier de charge.
Aussi, on note que leur mode de fonctionnement, les niveaux requis pour enseigner et les contenus des enseignements dispensés ne sont pas de nature à garantir une éducation de qualité à tous les enfants du pays.

Selon un parent d'élève rencontré sur les lieux, certains établissements font usage de publicités mensongères pour avoir le maximum d'inscrits en indiquant des taux grossiers de succès au BEPC et au BAC sans montrer leur mode de calcul de ces taux.

C'est pourquoi le Directeur de l'enseignement général privé, monsieur Karim Kaboré lance un appel aux parents d'élèves à plus de vigilance dans l'inscription de leurs enfants à cette période post examen. Il invite les établissements privés officiellement reconnus à fixer des enseignes à l'entrée où seront clairement mentionnés le nom et le numéro de l'arrêté d'ouverture.

Selon le communiqué du secrétaire général, tout établissement illicite n'est pas autorisé à exercer à la rentrée prochaine 2018-2019 et les contrevenants s'exposeront à des sanctions. Pour notre gouverne, les mesures prises par les autorités entrent dans le cadre de la revalorisation du métier d’enseignant et la quête permanente de la qualité de l’éducation pour tous.

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