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BNT : Faits marquants de la Conférence de Katowice sur les changements climatiques


Mardi 4 décembre 2018 | Katowice, Pologne

Des consultations informelles et des groupes de contact se sont réunis tout au long de la journée. La partie technique du bilan de la mise en œuvre et du niveau d’ambition de l’avant-2020 s’est déroulée dans la matinée. La Présidence de la CdP 24 a démarré ses réunions avec les chefs de délégation pour discuter de la décision qui sera issue de cette réunion (Décision 1/CP.24). D’autres réunions de la Présidence se sont centrée sur le dialogue Talanoa et le Rapport spécial du GIEC sur un réchauffement de 1,5ºC, ainsi que la plateforme des communautés locales et des peuples autochtones.

CDP

Bilan de la mise en œuvre et du niveau d’ambition d’ici à 2020: Ben Garside, Carbon Pulse, a modéré la session.

Adam Guibourgé-Czetwerty%u0144ski, Présidence de la CdP 24, a rapporté que les contributions faites à ce bilan, y compris celles fournies par les Parties et le rapport de synthèse du Secrétariat (FCCC/CP/2018/7), ont permis d’établir une image claire et complète des activités de l’avant-2020. Il a indiqué que le rapport de la CdP 24 servira de contribution à la session de la CdP 25.

Thelma Krug, Vice-Présidente du GIEC, a relayé les conclusions du Rapport spécial sur le réchauffement de 1,5ºC, notamment le fait que les engagements pris à Cancun et les CDN en l’état actuel, même pleinement mis en œuvre, seront insuffisant pour maintenir la hausse des températures en deça de 1.5°C, voire de 2°C.

Concernant les efforts d’atténuation d’ici à 2020, le Président du SBI Emmanuel Dlamini (eSwatini) a décrit plusieurs mécanismes du SBI qui servent à renforcer l’action, tels que l’Évaluation et examen international, et la Consultation et analyse internationale qui vise à améliorer la compréhension et le partage des méthodes pour catalyser l’action.

Le Président du SBSTA Paul Watkinson (France) a signalé le rôle du SBSTA comme interface entre la communauté scientifique et la Convention, ainsi que les travaux techniques, notamment en matière d’établissement de rapports et de méthodologies, qui soutiennent les efforts déployés par les Parties.

Piotr Dombrowicki, Conseil exécutif du MDP, a décrit le MDP comme une composante proéminente de l’action climatique depuis 2001, en signalant les 2 milliards de Réduction d’émissions certifiées (REC) délivrées.

Tomasz Chruszczow, Champion de haut niveau sur le climat, Pologne, a souligné le potentiel immense de collaboration entre les Parties et les parties prenantes non-Parties pour générer des actions, y compris par le biais de l’innovation technologique.

Plusieurs pays en développement se sont exprimés, beaucoup regrettant que l’Amendement de Doha au Protocole de Kyoto ne soit pas encore entré en vigueur et exhortant les Parties à de pas transférer la charge de la réduction des émissions sur la période post-2020. L’INDE a indiqué que le mandat pour le bilan de l’avant 2020 consistait à examiner et revisiter les cibles du Protocole de Kyoto et a estimé que celles-ci ne sont pas clairement articulées dans les rapports présentés.

Concernant le soutien pour une mise en œuvre renforcée et un plus haut degré d’ambition des efforts climatiques d’ici à 2020, Pa Ousman Jarju, Fonds vert pour le climat (FVC), a fait rapport de 4,6 milliards USD en financements engagés dans 93 projets.

Gustavo Fonseca, Fonds pour l’environnement mondial (FEM), a encouragé la coopération entre les institutions financières et a instamment plaidé pour la complémentarité des projets au niveau pays.

Mikko Ollikainen, Conseil du Fonds pour l’adaptation (CFA), a souligné le rôle important que joue le Fonds dans l’architecture financière de l’action climatique, du fait qu’il: est focalisé exclusivement sur l’adaptation; soutient des activités concrètes; et propose une modalité d’accès direct.

Dinara Gershinkova, Comité exécutif de la technologie (CET), a décrit les activités du CET en soutient à la mise en œuvre et au niveau d’ambition de l’avant-2020, en soulignant l’importance de la coopération Sud-Sud.

Jukka Uosukainen, Centre et Réseau des technologies climatiques (CRTC), a signalé que le CRTC a prêté assistance à 79 pays en développement depuis 2015, et a mis en exergue les enseignements tirés, dont l’importance du renforcement des capacités, d’une assistance technique multi-échelles, et d’une coordination entre les divers mécanismes.

Marzena Chodor, Comité de Paris sur le renforcement des capacités (CPRC), a mis en lumière le portail en ligne du CPRC dédié au renforcement des capacités.

Thiago de Araujo Mendes, Groupe consultatif d’experts (GCE), a décrit les activités de renforcement des capacités conduites par le GCE.

Le BRÉSIL et la CHINE ont exprimé des inquiétudes quant aux lacunes dans le soutien de l’avant-2020. L’UE et le CANADA ont souligné que les pays développés sont en bonne voie pour atteindre leur objectif de financement de 100 milliards USD d’ici à 2020. La GRENADE a estimé que le Rapport spécial du GIEC sur un réchauffement de 1,5ºC indiqué que les Parties devraient se focaliser sur l’échéance de long-terme à l’horizon 2030. Les YOUNGO ont demandé de quelle façon travaillent les organes de la Convention pour inclure les jeunes dans leurs efforts de l’avant-2020...

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Source : Bulletin des Négociations de la Terre

[CdP24-climat]

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