Mediaterre

LA VILLE DE SAO TOME, la capitale surnommée "L'île chocolat''



  • Aux environs de l’équateur, à 350Km à l’Ouest des côtes gabonaises et équato-guinéennes, se trouve sur l’atlantique, un archipel de 1001Km2 à peine, constituant ainsi l’un des plus petits Etats d’Afrique appelé Sao Tomé et principe, du nom de ses principales deux îles, dont la première, Sao Tomé, abrite également la capitale du même nom. La ville de Sao Tomé, comme tout le pays d’ailleurs, se prête aujourd’hui à un écotourisme authentique en attendant la manne pétrolière.

     

     

    Le 21 décembre 1471, jour de la ‘’Saint Thomas’’, fut le jour que les portugais João Santarem et Pedro Escobar débarquèrent à Anambo, un endroit de l’île, encore inhabitée, qu’ils nommèrent alors Sao Tomé ( en français Saint Thomas).

    En 1485, vinrent s’installer des colons portugais et, à leur suite des esclaves, qui développèrent les plantations de canne à sucre. A la fin du XVe siècle, la ville ainsi fondée fut peuplée des condamnés portugais appelés ‘’degradados’’, des juifs et des esclaves angolais. Ce qui justifie bien la part active de l’île dans la traite négrière. C’est ainsi qu’en 1574, on nota une révolte des esclaves contre les colons. Avant l’abolition de l’esclavage en 1876, fut introduite la culture du cacao qui concentrera  l’essentiel de la main d’œuvre depuis 1822. Le cacao valut alors à Sao Tomé, l’appellation de ‘’ l’île chocolat’’, car étant l’un des premiers productions du monde de cette matière première de l’époque.

    Après une gestion rude sous le salazarisme, les îles de Sao Tomé et de principe devinrent une province portugaise d’outre-mer à partir de 1933. L’archipel accède à l’indépendance le 12 Juillet 1975 avec comme premier président Manuel PINTO da Costa qui, après avoir établi un régime de parti unique marxiste, instaura le multi partisme à partir de 1990 qui déboucha aux premières élections démocratiques en 1991

     

     

    La ville, Sao Tomé, se situe autour de la baie Ana Chaves sur la côte Nord-est de l’île de São Tomé, la plus grande de l’archipel (855Km2).

    La ville, comme tout l’ensemble de l’île, bénéficie d’un climat de type équatorial et d’un relief volcanique qui culmine à près de 2024 mètres avec le Pico de São Tomé. La végétation est dominée par la forêt équatoriale, qui couvre toute l’île avec une savane de baobabs au Nord, et de multitudes superbes plages au Sud.

    La ville de Sao Tomé, chef lieu du district d’Agua grande, est la plus grande ville du pays, bien que ne comptant à peine 54.000 Habitants, composés des meticos ( métis ), des Angolares, des serviçais, des Jongas, des Européens et des Fangs, parlant 3 types de créoles, 2 variétés du portugais et une langue Bantou .

     

    TOURISME

    Le tourisme à Sao Tomé et principe se termine souvent en un périple complet du fait que c’est un petit pays. La grande île, Sao Tomé seulement, ne fait pas plus de 50Km de long, donc pouvant être visitée entièrement en un temps record.

    Dans la ville, les lieux à privilégier sont le fort Sao Sebastiâo, datant de 1575, et qui abrite le musée national de Sao Tomé ; la cathédrale, construite au XVe siècle ; l’église des pêcheurs et le palais présidentiel. Ces édifices témoignent du passé colonial de l’île. En visitant la ville, il ne faut pas oublier les deux marchés municipaux, et ne pas s’empêcher d’admirer les produits de l’artisanat dont seuls les santoméens sont maîtres de l’art : bijoux et objets divers en écailles de tortue et en bois sculpté comme des coffres, du masques, des statuettes, des jeux, des plateaux, etc. Ils sont proposés par des badauds, des boutiques et les artisans eux-mêmes.

    En même temps, la ville offre de nombreux restaurants dont le menu ne manque pas : le poisson frit accompagné du fruit à pain ( Fruta pao ), le plat national le Calulu, des petits pains fourrés de saucisson ou de salami du Portugal et des fruits tropicaux. Dans ce domaine, le restaurant le Filomar y excelle particulièrement. Plusieurs bars et deux discothèques dont une en bord de mer, sont aussi au rendez-vous, et certains proposent même de chaleureuses soirées musicales très festives.

    Il faut  être alors à Sao Tomé et principe au mois de février pour vivre le carnaval et la fête des martyrs, en avril lors de la fête de la ville de Sao Tomé, ou encore en juillet à la fête nationale pour avoir l’occasion d’assister et d’admirer le Tchiloli, une des représentation traditionnelles de musique, de danse et de théâtre qui exprime la richesse culturel de l’archipel.

    Autour de la ville, plusieurs sites, aussi séduisants qu’irrésistibles les uns que les autres profilent dans tout azimut. Pour les amoureux des randonnées, Sao Tomé présente en gros plan son très photogénique Pico de Sao Tomé. Au Nord, on découvre sa savane de baobabs qui s’étale jusqu’au lagon et ses grandes plantations traditionnelles de  cacao, café, coprah et bananes appelées ‘’roças comme celle d’Agostinho Neto à 1km de Guadeloupe. Au sud, en dehors du pays des Angolares, des villages de pêcheurs de Pentufo et de praia Melâo et la Boca inferno (la bouche infernale), des splendides plages n’attendent qu’à être foulées de plein fouet comme celles de Praia Piscina, de Lagoa Azul, de Liheu das cabras, de Praia Pequena et de Praia das conchas. Au sud-ouest, ce sont forêts, mangroves et la savane du parc naturel d’OBO qui peuvent entraîner les envoutés jusqu’à l’autre côté ou le parc renaît sur près de la moitié de l’île de principe. Au large, la pêche aux poissons volants dit Voadores est fructueuses surtout sur l’île de Rolas sur laquelle passe l’équateur.

     

    Feuilleter le dernier numéro

    L'EQUATORIAL MAGAZINE partage avec vous,l'essentiel de l'actualité sur le developpement durable,les enjeux du changement climatique,les dossiers de réferences (Energies, RSE, Pollution...), et les voyages dans les sites touristiques au patrimoine fabuleux.

    Site web:www.lequatorialmagazine.com

     

     

     

    Partagez
    Donnez votre avis

    Conception & Réalisation : CIRIDD - © 2002-2020 Médiaterre V4.0