Dégradation des écosystèmes : le GREP préconise une prise de conscience collective



  • Le Groupe recherche environnement et presse (GREP) a retenu de multiplier les descentes sur le terrain pour amener médiats, acteurs de la défense de l'environnement et autorités publiques à davantage prendre conscience des dégradations des écosystèmes imputables à certains types d'activité, a indiqué son président, le journaliste Abdoulaye Barry.

    S'exprimant dimanche à l'issue d'une série de visites menées dans les zones de Fass Boye, Mboro, Keur Mbir Ndaw et Djender, M. Barry a dit que le GREP avait certes visité plusieurs sites dans différents secteurs (agriculture, pêche, foresterie) dont l'activité a un impact sur l'environnement.

    Mais, a-t-il ajouté, il était important d'investir la région des Niayes, qui produit 90 pour cent de la production de légumes au Sénégal, d'autant que certains producteurs de la zone continuent d'utiliser des pesticides pour augmenter leurs rendements, malgré les dangers représentés par ces produits qui peuvent affecter l'environnement ainsi que la santé des consommateurs et des producteurs.

    Cette visite axée sur le thème "La problématique de l'utilisation des pesticides dans les zones maraîchères des Niayes", s'est déroulée entre vendredi et samedi, sous l'égide du GREP, en partenariat avec le WWF et l'ambassade des Pays-Bas à Dakar.

    Elle a été mise à profit pour sensibiliser les producteurs et interpeller les experts sur la nécessité de donner à certains producteurs les meilleures connaissances concernant l'utilisation des engrais et pesticides, a fait savoir M. Barry. Selon lui, il s'agit surtout de les sensibiliser sur l'huile de "Nim", un nouveau produit moins toxique qui peut être substitué aux pesticides.

    À l'issue des visites, un rapport, un cahier et un film documentaire d'une quinzaine de minute seront produits et remis aux autorités, aux partenaires, pour une grande sensibilisation sur les questions évoquées, a précisé le président du GREP.

    De son côté, Mandiaye Thiobane, secrétaire exécutif du GREP, est revenu sur les différentes actions engagées par le GREP depuis 2002, citant notamment une visite effectuée au parc Niokolo Koba, classé patrimoine historique par l'UNESCO, qui a permis aux journalistes membres de cette structure de s'imprégner de questions telles que le braconnage et les problèmes de transport sur le corridor Dakar-Bamako via Kédougou.

    Une visite a été aussi effectuée sur le site des carrières de Ngoundiane, dans la région de Thiès, dont l'exploitation est à l'origine de conséquences sur l'environnement et sur la vie des populations locales. Le GREP a également organisé un déplacement au lac de Guiers pour tirer la sonnette d'alarme sur la dégradation de l'écosystème local.

    Les descentes sur le terrain des membres du GREP ont par ailleurs permis de constater de visu les dangers de l'érosion côtière à Rufisque, Djiffer, Palmarin, a indiqué M. Thiobane. Les membres de cette association ont dans le même temps pu s'imprégner de la situation de l'exploitation minière à Sabadola dans la région de Kédougou.

    Le dépotoir de Mbeubeus, la brèche de Saint Louis, ainsi que l'exploitation forestière au Sénégal oriental, ont en outre fait l'objet de visites pour diagnostiquer les maux auxquels ces différents sites se trouvent confrontés, en vue d'apporter des solutions durables aux problèmes diagnostiqués sur place, a relevé Thiobane.

    APS

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