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Célestine Ketcha Courtès plaide pour l'énergie renouvelable dans les villes gérées par des femmes maires, lors du 1er Sommet de l'Alliance solaire internationale (ASI) à New Delhi



  • Dans une intervention de trois minutes au panel présidentiel, la présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), par ailleurs maire de la commune de Bangangté (ouest-Cameroun), a plaidé pour l’énergie renouvelable (EnR) dans les villes gérées par des femmes maires au cours du 1er Sommet de l’ASI à New Delhi (capitale indienne), le 11 mars 2018.

    Après avoir situé le contexte du changement de sources d’énergie en Afrique en vue de contribuer à la réduction des émissions des gaz à effet de serre, Célestine Ketcha Courtès a vanté les potentialités que regorge le Cameroun dans le domaine des énergies renouvelables (EnR).

    Pour argumenter son plaidoyer, la maire de la ville lauréate du Prix des Nations Unies pour le service public 2014 s’est appuyée sur le précieux projet «Femmes et énergie durable : appui au réseau des femmes maires du Cameroun» (ENERBA) soutenu par des partenaires au développement (Fondation Veolia, AIMF, ADEME…), en cours d’implémentation dans 17 communes.

    «En effet, le projet ENERBA participe de la libération des femmes et des petites filles des corvées familiales pour leur permettre de se concentrer sur l’instruction et les activités génératrices de ressources qui ouvrent les portes de l’autonomisation et de la parité à compétence égale», a soutenu ce membre du Conseil mondial des maires.

    L’adresse de l’édile camerounais n’a visiblement pas laissé indifférents les investisseurs présents à New Delhi.

    La preuve, la présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique, antenne du Cameroun (REFELA-Cam) rentre de cette expédition indienne pleine de promesses des investisseurs prêts à tenter une aventure en terre camerounaise pour explorer son potentiel solaire.

    Et Ritu Sigh, le responsable de la société indienne Premier Solar Systems Ltd, de manifester son adhésion : «Nous avons récemment commencé à participer à quelques projets en Afrique, précisément au Nigeria. Je représente une entreprise de fabrication des modules solaires photovoltaïques en Inde. En écoutant votre discours, nous sommes fascinés par le potentiel du Cameroun. Vos précieuses suggestions sont vraiment édifiantes et rassurantes».

    Mme Courtès honore ainsi l’Afrique, le Cameroun et surtout les femmes maires engagées dans la promotion de l’énergie solaire.

    Pour mémoire, lancé lors de la 21è Conférence internationale sur le changement climatique (Cop 21) à Paris (France) en 2015, l’ASI vise à «augmenter de manière significative la production d'électricité solaire» dans les 121 pays situés en totalité ou en partie entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Et au terme des assises de New Delhi coprésidées par Emmanuel Macron et Narendra Modi, respectivement président de la République française et Premier ministre indien, le regroupement s’est fixé pour objectif de mobiliser 1 000 milliards de dollars (environ 500 000 milliards Fcfa) pour développer 1 térawatt (TW) d’énergie solaire d’ici à 2030.

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