Education au développement durable: gestion de déchets en milieu scolaire haïtien



  • Education au développement  durable: gestion de déchets en milieu scolaire haïtien

    Dans l’expérimentation de son projet de sensibilisation des élèves pour adopter et/ou de garder des comportements responsables, depuis leur enceinte scolaire, utiles à la protection de l’environnement, le vendredi 7 avril 2017 sous la responsabilité de quatre (4) Acteurs, le Groupe d’Intervention pour le Développement Durable (GIDD) s’initie au sein du Collège BETHESDA de Montrouis, administré par le Pasteur Philippe PRESUME et dirigé par monsieur Martenson METAYER, des principes de base à la gestion de déchets en milieu scolaire. À cette séance d’activités visant la conscientisation des participants aux enjeux environnementaux, près de soixante-dix élèves des deux sexes et de différentes classes ont volontairement gardé leurs places avec attention.

    Avec des propos de motivation, pour lancer la séance, le premier intervenant a fait une présentation du groupe pour les élèves et du même coup, il leur annonce le bien-fondé d’une telle intervention qui se réalise dans la quinzaine du GIDD, allant du 1er au 15 avril 2017, baptisée «Plus d’actions concrètes pour construire ensemble la route du développement durable en Haïti».

    Brièvement, le deuxième intervenant expose le développement durable. D’abord, il commence avec un historique axé sur trois (3) grands constats. Il s’agit: d’un mécanisme de prise de conscience en août 1945, quand l’homme découvrit sa capacité pour arrêter brutalement le processus d’émergence et de complexification de la vie; de l’amplification de cette prise de conscience en 1970 par des cortèges de catastrophes humaines et écologiques; de la possibilité d’éviter la collusion entre l’humanité et les limites de la planète. Au deuxième constat s’attache le fameux questionnement du Conseil Européen, à l’époque, pour engager les citoyens européens à prendre part à un problème majeur de la planète: «Quelle terre laisserons-nous à nos enfants?». En sus, «Quels enfants laisserons-nous à cette terre» est  l’interrogation découlant du dernier constat. Ensuite, il revient sur cette question finale en se rapprochant au sommet de Johannesburg de juin 2002, où l’éducation au développement durable s’annonce comme outils pour mettre les enfants sur la voie du changement pour un monde meilleur. Enfin, la définition de 1987 de Brundtland à ce sujet s’explique en faisant ressortir les trois (3) piliers du modèle de développement sous étude tridimentionnellement et les objectifs attribués à chacun d’eux.         

    L’heure s’avance: «Pourquoi parlons-nous de déchets dans cet espace?», déjà, le troisième intervenant attire l’attention des membres de l’assistance. Dans le souci d’un citoyen conscient et engagé, il intervient avec des règles de l’écocitoyenneté pour dire aux élèves que les déchets sont produits partout et méritent d’être bien gérés. Le choix du milieu scolaire a été fait aujourd’hui, c’est parce-que la gestion de déchets s’apprend comme on apprend à lire et à écrire et que les élèves constituent un élément clé dans l’ensemble pour arriver à un environnement viable. Il continue en échangeant avec des participants prometteurs des connaissances utiles à l’identification de déchets, tout en les catégorisant pour être en mesure de cerner facilement les critères du tri sélectif de déchets et quelques alternatives servant  à leur valoriser et en même temps génératrices de revenu. Il finit avec son intervention dans un appel à suivre plus attentivement une projection de dix-neuf (19)  minutes, réalisée sur la gestion de déchets en milieu scolaire haïtien.

    L’expérience marque les traces d’une véritable réussite. Tour à tour, le quatrième Acteur du GIDD fait le point sur les différentes questions des élèves de l’ensemble de la session du jour. Déjà, de bonnes impressions s’affichent. La conscientisation commence à envahir la salle et se  fait remarquer très fort. Les élèves pensent eux-mêmes à se mettre au pied du mur pour protéger l’environnement de leur école qui doit être un modèle d’espace sain. Pour tester leur niveau de satisfaction et de nouvelles attentes, ils répondent de manière positive sur le besoin d’autres interventions du groupe et demandent que des exercices de pratique au tri sélectif de déchets soient dans le contenu des prochaines sessions de travail.Une telle réponse a fait l’objet de complaisance du GIDD, puisque la présente intervention fait appel directement à des activités répondant aux attentes soulevées.                  

     

    Abram BELIZAIRE

    Responsable de Coordination du GIDD

     

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