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ONU : Allocution de Son Excellence Edi Rama, Premier Ministre de la République d'Albanie



  • « La réalité est sombre », a constaté M. EDI RAMA, Président de l’Albanie, en s’inquiétant en particulier du sort des 65 millions de personnes déracinées, « symbole même de notre échec collectif », a-t-il souligné.  Les changements climatiques menacent notre survie, l’ordre international a été gravement remis en cause et les inégalités se creusent alors que le monde s’enrichit, a-t-il souligné.  Or, aucun pays aussi riche, puissant et grand soit-il ne peut relever seul ces défis qui exigent une vision concertée.  En tant que dirigeant d’un petit pays, M. Rama a réitéré son engagement en ce sens.
     
    L’Albanie s’est ainsi ralliée à la coalition internationale contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  Si le Président albanais s’est réjoui que Daech ait perdu presque 90% de son territoire et que sa capacité à guerroyer ait été gravement entamée, il a averti que sa défaite sur le terrain n’entraînait pas sa disparation.  « Notre réponse, a-t-il recommandé, doit s’adapter à la nature évolutive de cette menace constante. »
    S’agissant des objectifs de développement durable, il faut aller au-delà de simples déclarations, car les peuples demandent de l’action, a poursuivi M. Rama.  Il a indiqué que la moitié du Gouvernement albanais était composé de femmes, tandis que le Parlement en compte 30%, vantant ainsi les mérites d’une politique visant à garantir la reconnaissance du rôle des femmes dans le développement.

    L’une des grandes priorités nationales de l’Albanie est d’accéder à l’Union européenne, a ensuite déclaré le Président.  S’engageant à consolider les piliers de la démocratie, il a indiqué qu’une réforme de la justice avait été mise en œuvre.  M. Rama a espéré que l’Union européenne continuerait de considérer le principe d’élargissement comme « le meilleur catalyseur pour la paix, la stabilité et la prospérité dans la région ».  L’Albanie, a-t-il précisé, aspire à une croissance économique d’au moins 5% par an d’ici à 2020. 

    M. Rama a souhaité voir les Balkans de l’Ouest devenir une zone de liberté de mouvement des capitaux, des personnes et des idées, mieux à même de promouvoir les intérêts nationaux de chacun et de faire progresser les relations de bon voisinage, « dans la meilleure tradition européenne ».  Dans cet esprit, il a jugé de la plus haute importance l’admission du Kosovo au sein de chaque organe régional avec des droits égaux.  « Qui peut dénier les résultats impressionnants réalisés par le Kosovo depuis son indépendance », a-t-il demandé.  Depuis plusieurs années, a-t-il rappelé, la Serbie et le Kosovo mènent un dialogue sur la normalisation de leurs relations, qui a introduit un climat de confiance et de coopération.  Il a conclu en enjoignant les pays n’ayant pas encore reconnu le Kosovo à envisager de le faire.

     
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    [agonu72], [CdP22-climat], [CdP23-climat]

    Source : ONU

    Photo : ONU


     

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