Joëlle David
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L'évolution des zones humides d'importance majeure entre 1990 et 2000

20 décembre 2007

Dans son dernier "4 pages" (n°122), l’Institut français de l’environnement (Ifen) livre les principaux résultats d’une enquête sur les tendances d’évolution de 2,4 millions d’hectares de zones humides métropolitaines, entre 1990 et 2000. Les perturbations sont estimées globalement moindres que dans le passé mais demeurent élevées.

Pendant cette décennie, la pression des activités humaines a peu augmenté dans l’ensemble de ces zones. Les pressions les plus élevées s’exercent sur les vallées alluviales et le littoral méditerranéen.

Sur la même période, les superficies des milieux naturels composant ces zones, qui avaient régressé au cours des décennies précédentes, apparaissent globalement plus stables que leur état de conservation. Elles ont peu évolué dans les trois quarts des cas, toutes catégories confondues. Cependant, dans plus de 30 % des cas, la surface des prairies humides, tourbières et landes a régressé.

Une stabilité de l’état de conservation des milieux a été constatée dans plus de la moitié des cas, une dégradation de cet état dans presque un tiers des cas et des restaurations pour plus du dixième. Globalement, en 2000, l’état des milieux d’eau douce apparaît moins bon que celui des milieux humides salés.

En 2000, la quasi totalité des zones humides observées est concernée par une ou plusieurs espèces envahissantes, animales ou végétales. Entre 1990 et 2000, la tendance est à une extension du nombre des zones touchées et d’espèces impliquées.

Les zones humides observées ont bénéficié dans le passé récent de la mise en oeuvre de mesures de protection ou de gestion, au point que près de 70 % de leur superficie est concernée par au moins une d’entre elles en 2007. Le maintien de ces zones dans un bon état de conservation et de fonctionnalité est un enjeu essentiel pour la gestion des territoires et pour répondre aux objectifs européens de préservation de la biodiversité et d’atteinte d’un bon état écologique des masses d’eau pour 2015.