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Les compagnies aériennes minimisent leur impact sur le réchauffement climatique.



  • Alors que le trafic aérien, en croissance de 14% par an, contribue largement à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les entreprises du secteur ont publié un rapport dénonçant les « mythes persistants » sur leurs impacts environnementaux.Objectif : faire pression sur la Commission pour échapper à la future législation européenne sur les quotas d'émissions.

    Au sein de l'Union européenne, les émissions de CO2 provenant de l'aviation ont augmenté de presque 70% entre 1990 et 2002, tandis que le trafic aérien international s'est accru d'environ 14% en 2004. Pourtant, alors que les émissions de GES du secteur ont augmenté plus rapidement que dans d'autres industries , l'aviation est encore à l'abri de toute réglementation sur son impact climatique. A titre d'exemple, un aller-retour Paris-New-York émet près d'une tonne de CO2 par passager et un voyageur émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre, contre 100 pour un automobiliste, qui, lui, s'acquitte d'une taxe sur le carburant...

    Ecartée lors de la dernière assemblée de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), la taxe sur le kérosène n'a pas vu le jour, jugée trop dangereuse pour la viabilité économique de l'industrie du transport aérien. Le secteur n'entre pas non plus dans le champ d'application du Protocole de Kyoto, qui exclut le kérosène utilisé par l'aviation mais préconise seulement de chercher"à limiter ou réduire les émissions de gaz à effet de serre"provenant"des combustibles de soute utilisés dans les transports aériens", en passant"par l'intermédiaire de l'Organisation de l'aviation civile internationale".

    Une limite des émissions serait fixée pour tous les vols au départ des aéroports européens, y compris les vols internationaux, pour éviter que les compagnies européennes soient désavantagées par rapport à leurs concurrentes étrangères. Cette mesure s'appliquerait par conséquent à tous les transporteurs, quelle que soit leur nationalité, et impliquerait un surcoût moyen de 9 euros par billet pour un vol aller-retour.

    Source : www.novethic.fr

    http://www.novethic.fr/novethic/sit...

    Véronique Smée

    Mis en ligne le : 10/05/2006
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