-- Communiqués de presse - Septembre 2005 - La Pauvreté risque d'effacer toute trace des grands singes - United Nations Environment Programme (UNEP) --
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La Pauvreté risque d'effacer toute trace des grands singes

Le premier Atlas des grands singes révèle que les efforts de survie de l’homme sont à l’origine de la détresse des singes

Londres, le 1er septembre 2005 – L’Homme ne sera pas le seul à bénéficier de la campagne pour « abolir la pauvreté ». Pour les six autres espèces de grands singes (le gorille de l’est et de l’ouest, le chimpanzé, le bonobo et l’orang-outan de Sumatra et de Bornéo), la campagne pourrait littéralement les préserver de la poêle à frire.

Le premier Atlas mondial des grands singes et de leur préservation révèle que bien que 23 Etats de l’ère de répartition des grands singes sauvages apportent leur soutien à la sauvegarde des primates, ces pays sont parmi les plus pauvres au monde et une action internationale concertée est donc nécessaire pour les protéger.

Il a été annoncé aujourd’hui que des primatologues sont en train d’établir une liste de près de 100 populations de grands singes, dans la fin d’apporter un soutien supplémentaire aux efforts de préservation des parents les plus proches de l’Homme, aujourd’hui menacés d’extinction.

Plus d’une douzaine de zones de grande importance, situées au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale, en République Centrafricaine et en République Démocratique du Congo, ont déjà été identifiées comme étant des sites « prioritaires » pour les gorilles et les chimpanzés.

Parmi ces sites, figurent :

- La Réserve biosphère du Dja, une réserve forestière de 6 200 kilomètres carrés situé dans les basses plaines du Cameroun et qui abrite plus de 4 000 chimpanzés d’Afrique occidentale et gorilles de l’ouest

- Le Complexe Lopé/Waka au Gabon, une zone de plus de 10 000 kilomètres carrés de savanes et de forêts tropicales, qui renferment deux parcs nationaux et, selon les derniers calculs, 2 000 chimpanzés d’Afrique occidentale et gorilles de l’ouest.

D’autres sites prioritaires seront ajoutés dans les mois à venir. La liste, dressée par la Commission scientifique par intérim du Projet des Nations Unies pour la survie des grands singes (GRASP), présidée par Mark Leighton de Harvard University, figurera en tête des questions à examiner lors d’une importante conférence internationale sur les grands singes qui se tiendra à Kinshasa (RDC) du 5 au 9 septembre 2005.

Les éléments clés de la liste ont été rendus public aujourd’hui lors du lancement, par le Programme des Nations Unies pour l’environnement, du premier Atlas mondial sur les grands singes et leur préservation. L’Atlas, édité par le Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du PNUE, contient un abrégé des informations les plus détaillées jamais recueillies sur les grands singes. Il rassemble les dernières études et observations faites par des scientifiques du monde entier, et comprend des contributions de Jane Goodall, Richard Leakey, Toshisada Nishida, Russ Mittermeier et Ian Redmond. L’ouvrage contient des évaluations, par pays et par espèce, de l’état de préservation. La biologie, le comportement et la culture des grands singes y sont discutés en détail.

L’Atlas présente des informations démographiques sur les grands singes (voir le tableau en annexe) et révèle que la survie des grands singes est menacée suite à :

La pauvreté des pays hôtes – 16 des 23 Etats des grandes aires de répartition ont un revenu par habitant inférieur à 800 dollars US.

Une crise grandissante : la viande de brousse – L’Atlas sonne l’alarme sur la croissance de la commercialisation de la viande de grands singes, et de la vente d’orphelins aux expatriés cherchant à les « sauver ». Des populations entières d’adultes pourraient être abattues afin de capturer un orphelin destiné à la vente. En Afrique centrale, une carcasse de chimpanzé ou de gorille peut rapporter jusqu’à 20-25 dollars US.

Des habitats fragiles – Les cartes contenues dans l’Atlas illustrent l’impact du développement de l’infrastructure sur les espèces sauvages, et nous présentent, grâce au model informatique GLOBIO, quelques perspectives futures. Des études indépendantes corroborent ces conclusions, estimant que si les tendances actuelles en Indonésie et en Malaisie ne sont par inversées, l’orang-outan perdra 47 pour cent de son habitat dans les 5 prochaines années, alors qu’en République Démocratique du Congo, au moins 24 pour cent de l’aire de répartition du bonobo se trouve aujourd’hui à l’intérieur de concessions forestières.

Fragmentation des habitats – L’Atlas présente de nouvelles informations sur la distribution du gorille de Cross River, une des deux sous-espèces du gorille de l’ouest, dont seuls 250 à 280 individus survivent à ce jour. Ces quelques animaux sont répartis à travers plus de dix zones fragmentées, situées à haute altitude. La fragmentation isole les populations de grands singes les uns des autres, accentuant leur vulnérabilité.

Les Maladies – Il est de plus en plus évident que les maladies, particulièrement la fièvre hémorragique Ebola, joue un rôle dans le déclin des populations de grands singes. Il est donc nécessaire d’initier de nouvelles études et d’accélérer les efforts afin d’arrêter la transmission de ces maladies.

L’Atlas a été lancé par Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE, à la Zoological Society of London à Regents Park (Londres). Julian Caldecott et Lera Miles, du Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du PNUE et co-auteurs de l’Atlas, Gly Davies, Directeur des programmes de sauvegarde à la Zoological Society of London et Mark Leighton, Président de la Commission scientifique par interim, étaient également présent au lancement.

Le lancement international vient à la veille de la Réunion intergouvernementale du Projet pour la survie des grands singes qui se tiendra à Kinshasa (RDC) du 5 au 9 septembre 2005 et qui verra la participation de S.E. Jim Knight, le ministre anglais de la biodiversité.

Notes aux journalistes :

Pour en savoir plus et pour des citations des intervenants, voir le document d’information en annexe (en anglais). Des études de cas et des photographies sont également disponibles en ligne au : http://www.unep-wcmc.org/

Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec :

A propos du premier Atlas sur les Grands singes et du Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du PNUE

Rachel Holdsworth/Nick Holmes, PR consultants to UNEP-WCMC

Holdsworth Associates 01954 202789, Rachel@holdsworth-associates.co.uk

Au Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du PNUE : Kirsty Mackay, UNEP World Conservation Monitoring Centre, 219 Huntingdon Road, Cambridge CB3 ODL +44 (0) 1223 277314

http://www.unep-wcmc.org/press/WAGAC/launch.htm

http://www.unep.org/grasp

http://www.ucpress.edu/books/pages/10254.html

http://www.earthprint.com/go.htm?to=3505%20

Au bureau du Projet pour la survie des grands singes (GRASP)

Nick Nuttall, Porte-parole, Bureau du Directeur exécutif, Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Nairobi, Kenya.

Tel: 254 20 623084, Mobile au Kenya 254 (0) 733 632755, Mobile (lorsqu’en déplacement) 41 79 596 57 37, Fax 254 2 623692, courriel : nick.nuttall@unep.org