08 mars 2007
Dix femmes courageuses sont récompensées lors d'une cérémonie organisée au département d'État.

Washington - Le 7 mars, lors de la première cérémonie de ce type jamais organisée au département d'État, la secrétaire d'État Condoleezza Rice a rendu hommage à dix femmes qui ont fait preuve d'une perspicacité et d'un courage exceptionnels. Ces lauréates viennent de l'Afghanistan, de l'Argentine, de l'Indonésie, de l'Irak, de la Lettonie, des Maldives, de l'Arabie saoudite et du Zimbabwe.
Lors de la cérémonie de remise des prix, Mme Rice a félicité les lauréates de leur dévouement, de leur engagement et de leur passion. Elle a affirmé que leur œuvre transformait des sociétés et était une source d'inspiration pour la communauté internationale tout entière.
Les lauréates sont les suivantes : Jennifer Louise Williams (Zimbabwe) ; Siti Musdah Mulia (Indonésie) ; Ilze Jaunalksne (Lettonie) ; Samia al-Amoudi (Arabie saoudite) ; Mariya Ahmed Didi (Maldives) ; Susana Trimarco de Veron (Argentine) ; Mary Akrami (Afghanistan) ; Aziza Siddiqui (Afghanistan) ; Sundus Abbas (Irak) ; et Shatha Abdul Razzak Abbousi (Irak).
Ces lauréates ont été sélectionnées parmi 82 femmes nommées par les ambassades des États-Unis dans le monde pour leur courage.
Reconnaissant que la route vers l'égalité des droits entre les sexes était « un long périple », Mme Rice a félicité les lauréates pour leur opposition aux tentatives de déshumanisation des femmes. Elle a évoqué la sagesse d'un slogan imprimé sur un tee-shirt que lui avaient offert des Koweïtiennes lorsqu'elles avaient obtenu le droit de vote : « Une demi-démocratie n'a rien d'une démocratie ».
La sous-secrétaire d'État à la démocratie et aux affaires mondiales, Mme Paula Dobriansky, a expliqué à l'USINFO que le concept du Prix international du courage féminin était le produit du puissant intérêt qu'accordait Mme Rice aux questions liées aux femmes.
« Mme Rice a souvent évoqué le courage des femmes dans le monde et la nécessité de les soutenir. Ces prix reflètent son désir de mettre en valeur les accomplissements de femmes exceptionnelles dans le monde. »
« On oublie souvent que les femmes sont des agents positifs du changement, et on fait souvent peu de cas de leurs droits. Ce prix récompense les femmes qui œuvrent au changement chez elles, en dépit de tous les obstacles. Il signifie que les femmes doivent être entendues non seulement parce qu'elles représentent la moitié de la population du monde, mais aussi parce qu'elles sont la clé de voûte de sociétés libres, ouvertes et prospères. »
Selon Mme Dobriansky, les lauréates de cette année sont « une inspiration pour tous ceux, hommes et femmes, qui défendent les droits de l'homme ».
« Ces femmes se sont engagées à donner à leurs congénères la possibilité de s'exprimer. Lorsque les femmes ont les outils nécessaires pour réussir, notamment l'éducation et des débouchés économiques et politiques, elles créent des familles plus soudées et plus saines et des communautés plus florissantes, et elles contribuent directement et considérablement au développement économique.
« La participation des femmes est un élément fondamental de la croissance de la réelle démocratie. Les droits de la femme, comme tous ceux qui portent sur l'être humain, sont universels. Ils s'appliquent sans exception, dans toutes les régions et tous les pays du monde. »
« Mme Rice, a affirmé Mme Dobriansky, s'est vouée à l'avènement d'une transformation positive par le biais de la diplomatie. Elle a joué un rôle clé dans l'établissement et la mise en œuvre de l'ordre du jour du président, dont un élément essentiel est la promotion de l'égalité et des débouchés pour les femmes. »
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)