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La Une                           France/Madagascar
L’EPINE LE LIDEC
 
Lundi 14 juillet. Les invités de l’Ambassade de France à l’occasion de la Fête nationale française s’apprêtent à écouter, comme à l’accoutumée, les traditionnels discours officiels avant de sabler le champagne et l’ouverture du buffet. Alors que l’assistance, cette année triée sur le volet pour cause de restrictions budgétaires, s’attend à écouter des discours politiquement corrects sinon stéréotypés sur la qualité des relations entre les deux pays, l’ambassadeur de France, Gildas Le Lidec, jette un véritable pavé dans la mare en annonçant son départ prématuré, à la demande du président Marc Ravalomanana. Stupeur dans l’assistance et interrogations sur les raisons de cette mesure. Gêne du côté des membres du gouvernement qui sont venus en nombre, en particulier pour le ministre des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva, qui prononça un discours de routine, quelque peu décalé par rapport à l’annonce du jour.
Des Salons et des Hommes
Ambassades malgaches
Un président sortant du sénat à Berne, son homologue de l’Assemblée nationale à Alger, un ancien vice premier ministre à Paris… Les ambassades de Madagascar à l’étranger sont en train de devenir simplement un paradis authentique ou une destination d’exil politique élégant, c’est selon, pour des chefs d’institutions au plus haut niveau.

La diplomatie malgache vit en ce moment à l’extrême avec une telle approche. Les faits inédits se succèdent et ne se ressemblent pas. Certes, déjà sous la première République, ...

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Séléction
Nouvelle ère
DMD n’a pas échappé à la règle puisque le titre n’est pas paru 7 mois, et que la direction de l’époque avait même décidé sa dissolution et demandé à l’équipe d’alors de voir d’autres horizons.

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A la suite de la proclamation officielle des résultats des dernières élections sénatoriales et la nomination des onze sénateurs du quota présidentiel, le gouvernement Rabemananjara III a été formé dans l’après-midi du mercredi 30 avril. Cet énième remaniement gouvernemental résulte de la cascade d’élections qui ont eu lieu ces six derniers mois. Si les différents scrutins se sont traduits par une victoire écrasante du TIM, ... >>

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    Education


La prochaine rentrée scolaire sera marquée par le démarrage de la réforme de l’enseignement primaire, appelé aujourd’hui éducation fondamentale. Cette réforme comprend deux volets : d’une part, la rallonge du cycle primaire à sept ans au lieu de cinq ; d’autre part, l’usage du malgache en tant que langue d’enseignement pour les cinq premières années. Le moins qu’on puisse dire est que la réforme a du mal à passer. Après l’adoption de la loi relative à cette réforme, les responsables du ministère de l’Education nationale se sont lancés dans une vaste campagne d’explication et de sensibilisation. Malgré des efforts méritoires, le public n’est pas encore convaincu. Aujourd’hui, même le Premier ministre, Charles Rabemananjara, est obligé de mouiller sa chemise pour la bonne cause. Le président Marc Ravalomanana, qui a évoqué le sujet au cours de l’une de ses causeries dominicales, n’a pour le moment pas réussi non plus à lever le scepticisme. La difficulté actuelle à faire passer la pilule de la réforme résulte d’un problème de communication et de dialogue, les deux talons d’Achille du pouvoir actuel. En matière de communication, le gouvernement s’y est pris trop tard. La communication aurait dû avoir lieu bien avant l’adoption de la loi pour bien préparer psychologiquement l’opinion publique. Cela aurait pu par exemple permis d’éviter que le citoyen lambda assimile l’enseignement dans la langue maternelle durant les cinq premières années du primaire à la calamiteuse malgachisation de la Révolution socialiste. D’autre part, l’insuffisance sinon l’absence de dialogue préalable est aujourd’hui à l’origine des levées de boucliers. Le fait est par exemple dénoncé par l’église catholique qui dispose de son propre système éducatif dans l’ensemble du pays. Douchés justement par la malheureuse expérience de la Seconde République, beaucoup de parents sont réticents face à la réforme, par crainte d’une nouvelle génération sacrifiée. L’état d’esprit actuel de l’opinion publique devrait inciter le pouvoir à faire preuve de prudence et de pédagogie. La réforme devra être menée en douceur et surtout pas au forceps comme le chef de l’Etat a tendance à le faire. Même des parlementaires de la majorité admettent en privé qu’ils ont adopté la loi par discipline de parti mais non par conviction personnelle. Le pouvoir ne doit pas oublier qu’en démocratie, il faut convaincre et non contraindre.

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