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Un coup d'oeil sur les protections périodiques écologiques



  • Les choses changent dans le monde de l’hygiène menstruelle. En 2016, en France mais également dans d’autres pays européens, les protections périodiques sont sorties de la case des produits de luxe, qui entraînait une TVA à hauteur de 20%, pour passer à 5,5%. En 2018, la première publicité représentant les règles en rouge et non en bleu est diffusée. Dans le même temps, de nombreuses études ont démontré coup sur coup, la dangerosité de certaines protections périodiques, qui utilisaient des produits particulièrement chimiques, que les muqueuses vaginales pouvaient absorber.

    Le cycle féminin, c’est en moyenne 5 jours par mois pendant 40 ans. Cela représente 2400 jours d’une vie, soit plus ou moins 6,5 années. Une vaste industrie s’est créée autour de ce besoin. En 2020, ce business représentait 22 milliards de dollars et d’ici 2037, il devrait selon certaines estimations, atteindre 32 milliards. Le marché des Etats-Unis est le plus important mais le marché chinois augmente drastiquement chaque année. Or comme toute entreprise et produit, cela sous-tend des questions écologiques.

    La demande pour des protections périodiques écologiques s’accroît, puisqu’au cours d’une vie, ce sont en moyenne 10 000 à 20 000 protections qui sont utilisées. Plusieurs produits se sont démocratisés pour répondre à cette attente. Il en existe principalement trois.

    Les coupes menstruelles, également anglicisé sous le terme de cup menstruelle, est un petit objet dont la forme rappel vaguement celle d’un entonnoir. Il s’insère dans le vagin comme un tampon et recueille le flux menstruel. Il a l’avantage de ne pas assécher la flore vaginale. La petite coupe doit être vidée toutes les 8 heures selon certains modèles.

    Autre possibilité, les serviettes hygiéniques réutilisables. Elles se fixent à la culotte et sont, comme leur nom l’indique, réutilisables. Il suffit de les rincer dans un premier temps à l’eau froide et les passer ensuite à la machine à laver.

    Enfin, les culottes menstruelles permettent de ne générer aucun déchet. C’est un sous-vêtement conçu pour absorber les règles. Il permet une protection pouvant aller jusqu’à 12 heures. Elles se lavent comme les serviettes hygiéniques : eau froide et machine.

    Ces produits écologiques sont également intéressants d’un poids de vue financier. Réutiliser des produits prévus à cette fin, permet d’économiser une somme conséquente. C’est la raison pour laquelle, ces produits sont de plus en plus proposés dans les pays en voie de développement, notamment les coupes menstruelles. Par exemple, des ONG ont distribué ces coupes dans des villages en Inde et ont observé leur succès.

    Ces économies sont importantes à tous les niveaux. Un sondage Ifop effectué en France auprès de jeunes filles et femmes de 13 à 19 ans, avait révélé que 97% des interrogées considéraient que les protections étaient trop chères. Le même sondage indiquait également que 7 jeunes femmes sur 10 considéraient que leurs règles étaient une source de honte.

    [MOGED]

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