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Comprendre les niveaux élevés de pollution au mercure dans la toundra arctique


Les scientifiques cherchent depuis plus de deux décennies à expliquer de quelle manière l’Arctique est-elle contaminée par le mercure toxique. Une nouvelle étude fait la lumière sur le processus probable, tout en avertissant de ses risques pour l’homme et l’environnement.

Si vous deviez choisir une région de la Terre qui pourrait être à l’abri de la pollution d’origine humaine, la toundra arctique, un vaste écosystème du Nord entourant l’océan arctique, serait un bon début. Pourtant, cette zone est contaminée par le mercure, un métal hautement toxique qui, on le sait, s’échappe du sol dans les rivières et enfin dans l’océan arctique en contaminant la vie aquatique dont les communautés autochtones dépendent pour survivre.

Dans l’Arctique, des niveaux élevés de mercure ont été découverts chez les bélugas, les ours polaires, les phoques, les poissons, les aigles et autres oiseaux. Cela affecte les populations, et particulièrement les Inuits de la région, qui se procurent de la nourriture selon des méthodes de chasse et de pêche traditionnelles. On sait que des périodes d’exposition prolongée aux niveaux élevés de mercure peuvent entraîner des problèmes neurologiques et cardiovasculaires.

Lors de l’étude des impacts potentiels du changement climatique dépassant la portée du projet, les chercheurs ont montré que le réchauffement planétaire pourrait causer la libération du mercure piégé actuellement dans le permafrost et en rejeter une quantité encore plus importante dans les eaux de l’Arctique. Le professeur Obrist souligne qu’un plus grand travail doit être fourni afin de mieux comprendre le phénomène d’absorption du Hg(0) par les plantes et le sol, et de l’impact environnemental, pour aider les régulateurs, les décideurs politiques et les initiatives telles que Convention de Minamata à réduire les risques.

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Source : CORDIS
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