Mediaterre

   

La RSE dans les grandes écoles de management, du désamour à l'intégration stratégique


Par Magalie MARAIS, Management Responsable & Organisations Alternatives, Montpellier Business School – UGEI, Cédrine JOLY, Montpellier Business School – UGEI, Maryline Meyer, Montpellier Business School – UGEI, Mélanie Jaeck, Montpellier Business School – UGEI

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) se définit comme la contribution de celles-ci au développement durable dans une recherche de performance globale à la fois économique, sociale et environnementale.

Elle interroge les modalités de création de valeur partagée entre différentes parties prenantes. Autrefois considérée en marge de la mission des grandes écoles de management françaises, la RSE retrouve aujourd’hui ses lettres de noblesse.

Elle incarne désormais un levier d’innovation et de croissance mais aussi une composante intrinsèque de la mission de ces organisations à travers la formation de « managers responsables ».

La RSE, un objet de désamour pour les grandes écoles de management

Avant les années 2000, il n’était pas évident a priori pour les grandes écoles de management françaises de reconnaître l’intérêt de s’impliquer dans une démarche de RSE. Engagées dans une mission sociétale, « l’éducation », ces organisations n’étaient pas incitées à faire la preuve de leur contribution au développement durable, ni même à communiquer explicitement sur leur plus-value sociale et leurs dynamiques partenariales (Gioia et Corley, 2002). Elles étaient plutôt attendues sur des critères tels le niveau de sélectivité à l’entrée, l’employabilité et le taux de rémunération de leurs diplômés.

En effet, la RSE concernait principalement les grandes entreprises privées (notamment suite à la Loi de nouvelles régulations économiques de 2001) et des interrogations subsistaient sur le bien-fondé et la manière de traduire la RSE dans les pratiques du quotidien des grandes écoles (curriculum, structures, management, etc.). Elles ont pu alors considérer la RSE comme un volet périphérique de leurs activités, sans véritable lien avec leurs activités stratégiques et leur mission (Boyle, 2004)...

Lire la suite de cet article publié sur le site The conversation

Partagez
Donnez votre avis

Conception & Réalisation : CIRIDD - © 2002-2018 Médiaterre V4.0