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Modéliser la nature à l'aide de superordinateurs, ça sert à quoi ?


Par Idaline Laigle, Doctorante en écologie, Université de Sherbrooke et Mathilde Besson, Doctorante en écologie, Université de Montréal.


Contrairement à ce que l’on croit souvent, la recherche en écologie ne consiste pas seulement à observer la nature. Et certains chercheurs étudient des espèces et des écosystèmes virtuels qu’ils ont eux-mêmes créés. C’est ce qu’on appelle « faire de la modélisation ».

La modélisation en écologie consiste à reproduire des processus observés à l’aide d’équations mathématiques afin de comprendre le fonctionnement des systèmes étudiés. Ces équations représentent soit des flux, soit des variations d’abondance ou de biomasse d’espèces. Par exemple, la croissance d’une population de bactéries au cours du temps peut être représentée par une fonction exponentielle.

Les écologues peuvent également faire des prédictions sur l’état futur des écosystèmes.

Le processus de modélisation suit alors trois phases principales : l’observation, la compréhension et la prédiction. Cependant, il est parfois possible de comprendre sans pouvoir prédire, ou de prédire sans comprendre. Les avancées technologiques ont permis de développer des modèles complexes nécessitant des ordinateurs de plus en plus puissants qui permettent de lancer des simulations (prenant parfois plusieurs jours !)...

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