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L'agrile du frêne détecté pour une première fois en Atlantique, plus précisément à Edmundston


L'agrile du frêne (Agrilus planipennis) est une espèce d'insectes appartenant à l’ordre des coléoptères et à la famille des Buprestidae. Originaire d'Asie et de Russie orientale, son stade adulte se caractérise par une coloration vert métallique, et comme l'indique son nom vernaculaire, l'insecte réalise son cycle vital sur le frêne.

La présence de cet insecte à Edmundston a été rapporté par une étudiante en sciences forestières qui se promenait sur la rue Saint-François. En effet, originaire de l’Ontario où l’agrile sévit depuis près de 15 ans déjà, cette dernière a observé des signes de dépérissement sur des frênes lors de sa balade et a immédiatement fait part de ses observations au coordonnateur aux espaces verts à la Municipalité d’Edmundston, Mr Alain Laplante. Ce dernier a à son tour avisé l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), qui a alors confirmé la présence de l’insecte à Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Cette découverte n’est guère une surprise pour la municipalité d’Edmundston qui installait déjà des pièges à agrile de frêne depuis environ 5 ans, et compte tenu de la propagation de l’insecte dans tout le Canada depuis quelques années, et également du fait que ce dernier semblait de plus en plus cheminer vers l’est et l’ouest à partir de l’Ontario.

Selon Mr Laplante, la problématique de cet insecte relève en le fait que lorsque les dommages causés par l’agrile du frêne sont observés à un endroit, il est fort probable que l’insecte ait causé d’autres dommages ailleurs, car dit-il, lorsque l’insecte creuse des trous dans les arbres pour déposer ses œufs, il s’en va par la suite, et par la suite lorsqu’on remarque les dommages, l’insecte est déjà plus loin, voir à des milliers de kilomètres.

Monsieur Laplante mentionne également qu’après la visite des agents de l’ACIA, une zone règlementée au Nouveau-Brunswick verra certainement le jour, zones qui visent à limiter le mouvement des matières potentiellement infestées. Car selon lui, notre région est sujette à plusieurs vecteurs de transport, en la qualité des nombreux trains, campings et campings provinciaux.

Pour finir, il exhorte les propriétaires privés ayant sur leurs lots des frênes, de bien vouloir communiquer avec le département des travaux publics, même si ceux-ci sont bien portants, car seuls les frênes plantés dans la municipalité sont inventoriés; tout ceci dans le but d’arrêter la propagation à Edmundston. Ce qui selon lui serait alors gagnant pour tout le reste de la province.

 

Source : Radio.Canada, Wikipédia.

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