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L'avenir que nous voulons repose sur des politiques innovantes, une conduite responsable des entreprises et une technologie centrée sur l'homme


Le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, a invité les dirigeants d’entreprise du monde entier à collaborer avec les Nations Unies pour bâtir un avenir du travail qui soit équitable et utilise la technologie pour améliorer la vie des gens, en particulier celle des victimes du travail forcé.

S’adressant à plus d’un millier de PDG lors du Sommet mondial  annuel du Consumer Goods Forum à Singapour, M. Ryder a déclaré: «Une transformation majeure de la main-d’œuvre nous attend. Nous pouvons dessiner l’avenir du travail que nous voulons mais nous sommes tous préoccupés par ce que l’avenir nous réserve. Nous devons donner davantage confiance en l’avenir grâce à des politiques publiques et à une bonne conduite des affaires.»

Ces propos faisaient suite à la publication d’un appel mondial à l’action , affirmant l’engagement des entreprises à tout faire pour éradiquer le travail forcé des chaînes d’approvisionnement mondiales et à ne plus le tolérer dans leurs propres opérations. Cet appel à agir pour mettre fin aux pratiques de recrutement forcées et contraires à l’éthique publié par le Consumer Goods Forum (CGF), de concert avec l’OIT et l’OIM, va permettre de sensibiliser les entreprises et d’encourager des pratiques responsables de leur part.

«Les entreprises ont un rôle central à jouer pour lutter contre le fléau mondial du travail forcé. Ce n’est pas seulement une bonne chose en soi, c’est aussi un choix économique rationnel. Les chaînes de valeur qui sont exemptes de travail forcé sont beaucoup plus productives et durables que celles qui réduisent les coûts et dont les employés travaillent dans des conditions assimilables à l’esclavage», a ajouté M. Ryder, alors qu’il exhortait les membres du CGF à mettre en œuvre les Principes prioritaires de l'industrie sur le travail forcé .

A la veille du Sommet, l’OIT avait lancé un nouveau Réseau mondial d’entreprises sur le travail forcé  qui va aider les entreprises à progresser dans l’élimination du travail forcé et de la traite des êtres humains. Ce Réseau sur le travail forcé participera à l’Alliance 8.7 , un partenariat mondial ayant pour but d’atteindre la cible 8.7 des Objectifs de développement durable, qui prône l’élimination du travail des enfants d’ici à 2025 et l’éradication du travail forcé, de l’esclavage moderne et de la traite des êtres humains d’ici à 2030.

Les gouvernements doivent aussi adhérer aux conventions internationales et mettre en place des politiques efficaces pour combattre le travail forcé. La campagne 50 for Freedom  appuie les efforts déployés par les gouvernements pour ratifier le Protocole sur le travail forcé  adopté à une écrasante majorité par la Conférence internationale du Travail en 2014 . Le Protocole renforce le cadre juridique international pour combattre toutes les formes de travail forcé, y compris la traite des êtres humains, et impose aux Etats l’ayant ratifié de prendre les mesures nécessaires pour prévenir le travail forcé, protéger les victimes et leur garantir un accès à des mécanismes de recours et de réparation.

Pendant la dernière Conférence internationale du Travail de l’OIT, la Thaïlande a ratifié le Protocole de l’OIT sur le travail forcé , devenant ainsi le 24e pays dans le monde et le premier en Asie à ratifier cet instrument.

Communiqué de l'OIT
Télécharger l'appel mondial (an)

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