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De nombreuses irrégularités marquent l'administration des examens d'État en RDC


Lors du lancement de l’examen d’État, le 18 juin, le ministre de l’Éducation Nationale, Gaston MUSEMENE, n’a aucunement fait mention des nombreuses difficultés que rencontrent les élèves pour participer à l’examen d’État : distance importante entre la maison et les centres, principalement à l’intérieur du pays, problèmes sécuritaires dans les zones en conflits, nombreux cas de tricherie, etc.

Sujets de controverse

Les frais de participation aux examens d’Etat créent aussi un sujet de controverse chez les syndicats de l’éducation et un sujet de tourment pour les parents d’élèves finalistes. 

L’arrêté gouvernement fixe les frais à payer à 24 000 Franc congolais, soit environ 15 dollars américains. Cependant, les élèves de Dibaya à Tshikula, Kazumba à Mbulungu, Konyi, Tshibala, Luiza, Tulume et Yangala, ont dû payer plus de 100 000 francs congolais, et cela en complicité avec les inspecteurs de l’EPSP qui sont sensés arranger les choses. Dans le Kasai central, ce montant exigé s’est élevé à environ 180 000 francs congolais.

« Où va-t-on ? », se demandent de nombreux syndicalistes oeuvrant dans le secteur. « Nous assistons à l’impuissance des autorités. »

Soulignons que la session ordinaire des examens d’Etat pour l’ensemble de territoire national s’est déroulée pendant la semaine du 18 juin en République démocratique du Congo. Cet examen est organisé pour les élèves qui achèvent le cycle secondaire. Au total, 672 209 élèves devaient participer à la session 2018. Le ministre a précisé qu’il y avait eu une augmentation de candidats de 6 %, comparativement à la session précédente.

Le ministre de l’Éducation Nationale a indiqué que 1 964 centres étaient identifiés pour le déroulement de ces examens. Entre 2017 et 2018, le nombre de filles est passé de 242 960 à 264 860, soit une augmentation de 9 %. Elles ne représentent toutefois que 34 % du total de finalistes, alors que du point de vue démographique les naissances des filles sont plus nombreuses que celles des garçons.

Franchement, on croirait entendre le ministre de l’intérieur qui s’intéresse davantage aux chiffres qu’à la qualité de l’éducation.

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