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"Pour une production d'anacardes tournée vers l'exportation, il faut opter pour des variétés aux grosses noix et petites pommes", conseille le Dr. Sali Bourou, chef Programme fruit


Au cours d’une mission de suivi-évaluation des activités de production de l’anacarde et la gomme arabique ainsi que l’encadrement des producteurs camerounais des experts de l’Institut de Recherche pour le Développement Agricole (IRAD) dans les régions de l’Adamaoua et du Nord, du 18 au 23 novembre 2018, le Dr. Sali Bourou suggère une orientation sur des recherches à mener pour obtenir des variétés d’anacardiers susceptibles de donner une grande satisfaction à l’option de l’exportation des noix de cajou (ou ‘’l’or gris’’) du Cameroun sur le marché international.

A cet effet, Dr. Bourou, par ailleurs chef Centre zone soudano-sahélienne et chef Centre MINRESI/Nord, renseigne :

«En ce qui concerne le choix de la variété de plants à développer, la sélection doit se faire en fonction de l’objectif de production. Soit on produit pour la pomme et discriminer la noix, ou alors on produit alors l’inverse. Parce que chez l’anacardier, il y a une spécificité qui fait qu’il est difficile d’avoir des variétés qui ont une proportion égale de la pomme et de la noix.

C’est ainsi que pour une production qui vise un objectif économique de la noix (prix intéressant sur le marché mondial, recherché pour son huile très riche en protéines que l’arachide, haute valeur cosmétique…), il va forcément opter pour des variétés qui ont une taille de noix plus importante que la pomme.

Autrement dit, pour une production tournée vers l’exportation, il faut porter le choix sur les variétés aux grosses noix et petites pommes.»

Pour mémoire, l’objectif du projet prescrit par le chef de l’État est de produire et distribuer 5 millions de plants d’anacardiers pendant 5 ans, qui peuvent emblaver 50 000 hectares dans les quatre régions de l’Extrême-Nord, Nord, Adamaoua et l’Est.

Une initiative appelée à diversifier les cultures de rente du pays, à booster la production des noix de cajou très prisées à l’international et faire du Cameroun un grand pays exportateur. Toute chose qui va améliorer le revenu des producteurs et à terme réduire de manière durable la pauvreté dans la partie septentrionale du pays.

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