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Conservation de la biodiversité : trois raisons de garder espoir


Par Sophus zu Ermgassen, PhD researcher, Durrell Institute for Conservation and Ecology, University of Kent et Natalie Yoh, PhD researcher, Durrell Institute for Conservation & Ecology, University of Kent.

Alors que des scientifiques de plus en plus nombreux alertent sur la « sixième extinction de masse », il est assez tentant de se laisser aller au désespoir.

Il n’y a clairement aucune solution simple à la perte de biodiversité en cours : malgré quelques inspirants succès à l’échelle locale, nous avons jusqu’ici échoué à modifier la trajectoire de la destruction environnementale qui a historiquement accompagné l’expansion économique. Et le facteur sous-jacent à cette crise du vivant, à savoir notre consommation de ressources naturelles, semble voué à s’intensifier.

Nous restons pourtant optimistes sur le fait que les choses peuvent s’améliorer. Malgré le déclin persistant que connaît la biodiversité en Europe, trois tendances principales nous laissent espérer des jours meilleurs.

Les individus prennent de plus en plus conscience que leurs modes de vie affectent l’environnement, provoquant peu à peu un virage culturel vers des choix plus durables. Chez les 18-35 ans, le changement climatique et la destruction de la nature sont déjà considérés comme la question mondiale prioritaire. Cette génération gagnant en influence, son état d’esprit pourrait jouer en faveur de la protection de la biodiversité. Il affecte d’ailleurs déjà les choix de consommation, à travers la montée en puissance des produits « verts » et des régimes alimentaires à faible impact, au bénéfice à la fois de la biodiversité et de la santé humaine.

L’attention croissante portée au développement durable se traduit aussi par des succès politiques notables. L’an dernier, le parlement européen a ainsi voté l’interdiction de certains produits plastiques à usage unique, face à la préoccupation montante autour de leurs effets néfastes sur la faune.

Plus important encore peut-être, des interrogations apparaissent aujourd’hui sur la façon dont assurer une prospérité sociétale au sein d’une planète aux ressources finies. Les modèles alternatifs non fondés sur la croissance, comme la « théorie du donut », reçoivent ainsi un accueil de plus en plus favorable. Bien qu’encore mineures, ces alternatives pourraient gagner en influence politique : l’an dernier, à Bruxelles, des membres du parlement européen ont même organisé une conférence post-croissance...

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