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Bonifacio S.R.L débarrasse le PAD (littoral-Cameroun) des épaves polluantes et encombrantes



  • Le ministre des Transports, Ernest Masséna Ngallé Bibehé, a procédé au lancement de l’enlèvement de 25 épaves polluantes et encombrantes au Port autonome de Douala (PAD), le 04 juin 2018.

    Il s’agit du projet dénommé : «Enlèvement prioritaire et urgent de 25 épaves pour l’accostage du Mercyships».

    En effet, les 25 épaves sont constituées de 20 navires privés et 5 navires appartenant au PAD, notamment  (la  drague Youpwè,  le  remorqueur Cap Com, Suellaba, Grand-Batanga et Moloundou).

    Ce projet qui va durer 240 jours sera, d’après l’entreprise italienne Bonifacio S.R.L, effectué en trois phases, à savoir : l’enlèvement  des  épaves  en  état  de flottabilité après renflouement, l’enlèvement des épaves devant être découpées dans l’eau, l’enlèvement  des  épaves  à  sortir  de l’eau et à mettre sur quai pour dépeçage.

    Compte tenu de la spécificité des travaux, la  procédure  de  sélection  du  contractant aura été très rigoureuse par le PAD que dirige Cyrius Ngo’o, afin d’assurer que les opérations  d’enlèvement  soient  conduites par une entreprise de capacité et expertise garanties.

    D’après les pouvoirs publics camerounais, il s’agit d’un projet d’envergure. Car, depuis  plus  d’une  trentaine  d’années, les  épaves  qui jonchent  les  plans  d’eau,  les quais et les darses constituent un véritable obstacle à l’attractivité et  à  la  compétitivité du PAD ainsi que celui de Limbe (Sud-Ouest).

    C’est une initiative qui rentre dans le cadre du processus de normalisation et de modernisation en cours de l’infrastructure portuaire de la capitale économique du Cameroun, Douala.

    Une initiative qui contribue également à la lutte contre la pollution.

    Pour mémoire, est déclarée épave selon le Code communautaire de la marine marchande de la CEMAC, en son article 279, Al.1 : «les navires et aéronefs abandonnés en état d’innavigabilité et leurs cargaisons; les embarcations, machines, agrès, ancres, chaînes, engins de pêche abandonnés et les débris des navires et des aéronefs; les marchandises jetées ou tombées à la mer, et généralement tous objets, y compris ceux d’origine  antique, dont  le  propriétaire a  perdu  la possession  et  qui  sont  soit  échoués  sur  le  rivage dépendant  du  domaine  public  maritime,  soit  trouvés flottants ou tirés du fond de la mer et ramenés dans les eaux territoriales ou sur le domaine public maritime».

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