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Les 5 recommandations issues de l'atelier national des villes et collectivités locales sur la Convention des maires pour le climat et l'énergie en Afrique subsaharienne, à Yaoundé



  • Après échanges fructueux entre les maires du Cameroun et experts mobilisés, et présentation des outils capables d’aider les municipalités à bien développer leurs intentions et projets en matière d’accès à l’énergie durable et la lutte contre le réchauffement climatique, les principales recommandations qui en ont découlé sont :

    - l’organisation d’au moins 100 délibérations d’ici la fin 2019 ;

    - la réalisation d’au moins 100 diagnostics d’ici la fin 2019 ;

    - la mise sur pied d’environ 25 plans d’action énergie et climat dans 25 municipalités d’ici la fin 2019 ;

    - la poursuite de la mobilisation des financements (des municipalités, privés, des banques de développement…) autour de 250 millions d’euros à l’horizon 2020 pour la mise en œuvre du plan d’action dans les municipalités ; et

    - la production (éventuellement), en recourant aux énergies renouvelables, d’environ 500 MW d’électricité dans les différentes municipalités, d’ici 2025.

    Il ressort du conclave de trois jours à Yaoundé qui a vu la présence de Felice Zaccheo (de la Commission européenne), Vincent N. Kitio (d'ONU-Habitat), 60 maires et experts que le Cameroun est aux avant-postes, avec plus 30 adhésions volontaires à ce jour et plus de 100 pré-enregistrements.

    Bien plus, certaines mairies s’activent déjà, sur fonds propres, à développer les diagnostics et même entamer le développement de leurs plans d’action sur la question énergétique et changement climatique. C’est une preuve à suffire que les gouvernants locaux ont véritablement pris conscience du phénomène du réchauffement climatique.

    Et les maires entendent ainsi profiter des avantages qu’offre la Convention des maires de l’Afrique subsaharienne pour apporter les réponses appropriées au déficit criard d’énergie et aux menaces climatiques. Les participants se sont également appesantis sur la question du genre et de l’énergie. Non sans démontrer l’importance du rôle du genre dans la lutte contre les changement climatiques et l’accès à l’énergie (durable).

    Il est à relever qu’au cours de cet atelier dont les travaux de clôture ont été présidés par la ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU), Célestine Ketcha Courtès, 30 jeunes femmes ont bénéficié d’une formation sur la fabrication de kits solaires, lampadaires et foyers écologiques.

    Pour mémoire, la Convention des maires pour le climat et l’énergie en Afrique subsaharienne, soutenue par l’Union européenne (UE), est un outil qui facilite la compréhension de la question du changement climatique au niveau local et la mise sur pied d’actions concrètes par des populations locales dont le suivi-évaluation se mesure de manière directe. Une Convention qui a pour objectifs : l’atténuation du changement climatique, l’adaptation à ses effets et l’accès à une énergie durable.

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