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Lettre des Aires Protégées d'Afrique - Février 2018



  • Le numéro 116 de la lettre NAPA

    Edito : Geoffroy MAUVAIS Coordinateur du Papaco

    Peut mieux faire...

    En ce début d’année, les points de transformation et de commerce de l’ivoire ont été, officiellement du moins, fermés en Chine ce qui théoriquement devrait faire diminuer de façon déterminante le braconnage de l’espèce en Afrique. N’importe quel individu normal s’étonnera qu’il ait fallu attendre si longtemps pour mettre en place une solution si simple, mais les optimistes se réjouiront quand même que cela arrive avant l’extinction des pachydermes dont les tendances, pour certaines populations notamment en forêt, sont dramatiques.

    Malheureusement cette mesure ne s’applique pas à Hong Kong, de loin le lieu de transit principal, qui a demandé un délai de 5 ans supplémentaires pour fermer son « commerce ». Comme quoi une solution simple n’est jamais simple à mettre en œuvre ! Mentionnons aussi que le Japon n’a pas suivi ce mouvement non plus.

    On peut imaginer que des élevages d’éléphants se mettront en place pour générer une offre locale et légale, comme les fermes de tigres permettent désormais d’alimenter le marché des peaux et des os en Chine ; ou celles des ours qui fournissent la bile utilisée dans la pharmacopée traditionnelle. Et cela créera immanquablement un « marché gris » dans lequel les produits braconnés seront recyclés comme chaque fois qu’une autorisation partielle est donnée sans les moyens d’assurer le contrôle total de la filière, ce qui arrange finalement tout le monde. Comme on estime déjà que 90% de l’ivoire qui était librement commercé en Chine était d’origine illégale, finalement, la production nécessaire pour « couvrir » la poursuite de cette activité est bien mince.

    La Chine est donc devenue super écolo ?...

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