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Eau, sol et agriculture



  • L’eau est indispensable à toute vie. Elle est le constituant pondéralement le plus important des végétaux ; elle forme habituellement environ 60% de leur poids frais. Milieu dans lequel a lieu la quasi-totalité des processus biologiques, elle joue le rôle de transporteur, de solvant, d’agent de réaction chimique ; elle donne aux plantes leur turgescence ; grâce à la chaleur latente élevée de vaporisation de l’eau, la transpiration permet aux plantes de perdre une partie importante de l’énergie qu’elles reçoivent du soleil et de supporter ainsi son rayonnement de façon continue sans pour autant subir un échauffement excessif.

    L’eau est donc impliquée tant dans les structures que dans les processus de transport et le métabolisme des végétaux.

    Les plantes n’ayant pas de réserves hydriques importantes, le sol constitue pour elles un réservoir permanent qui leur permet de faire face à des apports intermittents (les pluies, les irrigations) alors qu’elles subissent des pertes en eau permanentes (par transpiration).

    La diminution des réserves en eau du sol peut entrainer la mort de la plante. Ce cas se produit surtout dans les zones arides, ou les plantes ont développé des régulations diverses permettant la survie de l’espèce, en général aux dépens de la productivité des plantes.

    Klepper et al., en 1991 démontrent comment dans un sol irrigué, le pourcentage de racines se trouvant dans l’horizon superficiel régulièrement réhumecté est important. A l’inverse, dans un sol non irrigué et sous climat sec, le pourcentage de racines situées dans les horizons profonds s’accroit puisque ceux-ci sont plus humides, donc plus propices à la croissance des racines que les horizons superficiels desséchés.

    Aziz Akhannouch, le ministre de l’agriculture marocain en 2017 annonce que le secteur de l’eau agricole continuera de connaitre le déploiement d’importants projets d’irrigation et d’aménagements hydro-agricoles. De même au Maroc, les exploitations agricoles ont également atteint le plafond fixe de 50 000 hectares annuellement équipés en irrigation. Le Royaume continue sur cette lancée avec l’aménagement hydro-agricole de 40 000 autres hectares ; ce chantier qui inclut l’un des plus grands projets d’équipement hydro-agricole au Maroc, montre ainsi, qu’en agriculture, l’agriculteur doit dès la conception de son projet systématiquement associé l’irrigation. Ceci suppose la définition claire de la place et du rôle de l’irrigation dans l’exploitation. Ces décisions doivent être prises en tenant compte du contexte socio-économique, pédo-climatique et qui tient compte de la nature des disponibilités des ressources en eau données.

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