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Nouveau-Brunswick : l'insecticide polluant DDT utilisé en 1952 toujours présent dans la nature



  • Des chercheurs de l’Université Mount Allison ont détecté des taux inquiétants du DDT épandu de 1952 à 1968. Cette trouvaille dangereuse a été faite dans cinq lacs du centre-nord du Nouveau-Brunswick. Les environnementalistes néo-brunswickois qui s’opposent au glyphosate depuis plusieurs années ont profité de l’occasion pour réitérer leur mécontentement. Cette découverte a donné plus d’arguments aux organisations de notre province qui luttent contre l’utilisation des herbicides. C’est par exemple le cas d’Éco-Vie, un groupe qui milite depuis plusieurs années dans le Restigouche-Ouest contre l’utilisation de produits chimiques. « Le principal combat d’Éco-Vie depuis sa création est de contrer l’utilisation du glyphosate. Cet herbicide, aussi connu sous la marque Roundup dans son usage domestique, est épandu dans les forêts néo-brunswickoises pour éliminer les feuillus et faciliter la pousse des conifères. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété que le glyphosate est un agent probablement cancérigène pour les humains ».

    Selon Francine Lévesque, porte-parole d’Éco-Vie, c’est déplorable que l’insecticide utilisé il y’a plus de 50 ans puisse encore nuire aujourd’hui. Cela met en danger nos sols, notre terre, les animaux, et indirectement tout être humain, tout être vivant.

    Avec cette découverte faite par les chercheurs de l’Université Mount Allison, on peut supposer que les produits chimiques arrosés aujourd’hui vont peut-être réagir dans 50 ou 100 ans.

    « Si le combat d’Éco-Vie et d’autres groupes qui s’opposent à l’épandage de produits chimiques est loin d’être gagné auprès des décideurs, de petits gains commencent à surgir. Par exemple, un commerce à Saint-Quentin a cessé de vendre le Roundup ».

    Selon Francine Lévesque, « plus on va attendre, plus ça va être long avant que le produit ne disparaisse. Ce que nous ne pouvons pas nous permettre, car nous avons des enfants et des petits-enfants et on aimerait bien qu’ils aient un avenir au Nouveau-Brunswick ».

    Sources : Acadie Nouvelle, Radio Canada

     

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