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L'univers numérique au service du développement durable



  • Par Simon Lefranc pour GaïaPresse

    Du 24 au 26 mai se tenait à Montréal l’événement du C2, une rencontre internationale portant sur le développement de l’univers numérique et touchant, par certaines avancées, le développement durable. Il s’agit, entre autres, de journées de conférences et de réseautage destiné à une partie de l’élite des milieux d’affaires technologiques nord-américains. Regroupant des personnalités de renom mondial tel que le cofondateur d’Apple, Steve Wozniak, ainsi que des ministres fédéraux canadiens, il s’agit d’un incontournable rendez-vous pour l’innovation. Une série de reportages suivra au cours des prochains jours.

    Un changement s’impose 

    «Nous sommes ici car il n’est plus possible de faire des affaires comme avant» lance d’emblée Jean-François Bouchard, président du conseil d’administration du publicitaire Sid Lee et de C2. Vantant le commerce comme étant un facteur d’amélioration de la qualité de vie mondiale, l’homme d’affaires reconnaît alors le paradoxe que ce même système montre ses limites quant à la protection de l’environnement. «Les gens d’affaires ne peuvent plus rester sans rien faire. Nous devons repenser notre futur collectif» argue-t-il. Pour créer ce nouvel idéal, il faut rejeter les frontières entre les entreprises, la population, l’environnement et la créativité. Selon lui, les intérêts des entreprises et ceux de la société civile sont parfaitement alignés sur le long terme.

    Une convergence nécessaire

    Cette idée de rejet des entraves entre les différents secteurs de développement à la fois économique, social et environnemental se retrouve lors des conférences d’experts venant de différents domaines.

    Linda Boff, chef du marketing chez General Electric, explique lors de sa conférence que la compagnie qu’elle représente a, dans son ADN, l’obsession de l’innovation. Citant Thomas Edison, il s’agit de «regarder ce que les gens ont besoin et de l’inventer».

    Pour maximiser le potentiel imaginatif de l’entreprise, il s’agit de créer une alliance entre les secteurs digital et industriel. Par exemple, les fermes à éoliennes pouvant communiquer du Sud au Nord et prévoir les changements climatiques vont permettre de s’adapter à différentes conditions d’utilisation et de prévention. Ces fusions de connaissances et de savoir-faire amènent l’innovation technologique vers l’amélioration de projets innovateurs quant au développement durable.

    La science, c’est notre avenir

    Dans ce sens, même son de cloche chez la directrice adjointe des communications scientifiques de la NASA, Michelle Thaller. Devant les défis grandissants de la planète, l’humanité peut et doit se rallier derrière la science.

    Expliquant le développement de l’espèce humaine, la scientifique montre que chaque être résulte d’explosions d’étoiles extrêmement anciennes «Tout ce que nous connaissons a une histoire cosmique. Une étoile contient le même fer qui permet à votre sang d’avoir de l’oxygène. Vous pouvez mettre de la philosophie, de la politique ou de la religion, mais la science peut dire exactement ce qui arrive» exprime-t-elle.

    À partir de cela, Mme. Thaller avance que les êtres humains, tous ensemble, pourront faire face à des situations tel que la fonte des glaces. «Nous nous sommes payé une nouvelle planète et nous allons devoir régler ce genre de problème comme une planète» conclue-t-elle.

    En conclusion, l’idée dominante de cet événement est que la convergence entre l’innovation technologique et le développement durable est nécessaire pour construire un meilleur futur pour les prochaines générations et conduire à l’amélioration de la qualité de vie planétaire.

    Source : GaïaPresse 

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