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La lutte contre les violences faites aux femmes : priorité pour la mise en oeuvre des ODD



  • L'OIF a mobilisé ses États et gouvernements membres en organisant une concertation francophone de haut niveau sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, le 15 mars 2016, en marge de la 60e session de la Commission de la condition de la femme (CCF) du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

    Cette concertation fait suite à l'adoption en 2010 d'une « Déclaration francophone sur les violences faites aux femmes » et en 2013 du « Plan d'action francophone sur les violences faites aux femmes et aux filles » qui constituent des instruments majeurs pour les pays membres de l'OIF en faveur de la mise en place de structures de gouvernance effectives et responsables pour mettre progressivement fin à ce fléau.

    La présidence de cette concertation était assurée par Madagascar, pays hôte du XVIe Sommet de la Francophonie en novembre prochain, représenté par Mme Onitiana Realy, Ministre de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme.

    Une réalité toujours préoccupante

    Dans le cadre de la coopération existante entre ONU Femmes et l'OIF depuis 2012, Yannick Glemarec, Directeur exécutif adjoint aux politiques et aux programmes d'ONU Femmes, a rappelé que, bien loin de reculer, les violences faites aux femmes sont multiples et toujours largement présentes à l'échelle mondiale. Malgré des avancées indéniables, cette lutte ne saurait s'arrêter aux conventions et législations actuellement existantes. La question de sa mise en œuvre reste entière, tel que souligné par Stefan Tafrov, Représentant permanent de la Bulgarie auprès des Nations unies et Président du Groupe des ambassadeurs francophones.

    Responsabilité des États

    S'exprimant au nom de la Société civile, Kafui Adjamagbo Johnson, Directrice exécutive du Réseau « Femmes, droits et développement » et membre du Réseau francophone pour l'égalité femme-homme, a émis un vibrant témoignage appelant les États à accroître leur engagement en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Représentant le Comité pour l'élimination de toute discrimination à l'égard des femmes, Nicole Ameline et Nahla El Addal Haidar ont chacune pu rendre compte, à titre d'expertes, de l'état d'avancement de la mise en œuvre de la Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF). Elles ont notamment insisté sur la nécessité de lever les réserves qui restent encore trop nombreuses et incompatibles avec une véritable mise en œuvre de la Convention.

    Une « Francophonie des solutions »

    Dans le contexte des nouveaux objectifs de développement durable (ODD), cette concertation a été l'occasion d'échanger sur les moyens concrets de prévenir et d'éliminer les violences faites aux femmes et aux filles à l'horizon 2030. Un accent particulier a été mis sur l'importance de rendre disponibles le financement et les ressources publiques adéquates pour la concrétisation des engagements des États et gouvernements membres. En outre, cette concertation a permis de partager des expériences concrètes et des initiatives innovantes notamment du Canada-Québec, avec Mme Lise Thériault, Vice-Première Ministre et Ministre de la Condition féminine, et de Madagascar, avec la Ministre Mme Onitiana Realy. Ces échanges ont mis en lumière les possibilités de collaboration, de mobilisation et d'actions pour la Francophonie dans le domaine. Eyoum Minono Epoube, Présidente du Réseau des femmes parlementaires de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, a mis en lumière la nécessité d'une plus large coordination à tous les niveaux appelant ainsi les gouvernements, les parlementaires et la société civile à travailler ensemble à rendre cette lutte plus effective.

    [ODD2030]

    Communiqué de l'OIF

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