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30 milliards pour verdir l'économie française



  • La transition écologique occupe une place de choix dans le plan de relance présenté jeudi 3 septembre par Jean Castex. Sur les 100 milliards d’euros, le verdissement de l’économie bénéficie de 30 milliards, soit un doublement de ses crédits. Les financements s’étaleront sur deux ans, en 2021 et 2022. L’objectif de ces 30 milliards est de couvrir les activités les plus émettrices de gaz à effet de serre, tout en respectant les objectifs fixés par l’accord de Paris en 2015.

    Afin de mettre en place un nouveau modèle de croissance, le volet énergétique du plan de relance met l’accent sur trois secteurs : transports, énergie et rénovation énergétique des bâtiments. 

    Le secteur du transport bénéficiera de 11 milliards d’euros, dont 4,7 milliards pour la SNCF afin de développer le fret ferroviaire, les petites lignes, le train de nuit et rénover le réseau. 20% seront dévolus à l’avion vert, 10% iront aux mobilités du quotidien (vélo et transports en commun) et une partie de l’enveloppe sera dédiée à la conversion du parc automobile vers des véhicules propres.

    9 milliards sont accordés au secteur de l’énergie, dont 2 milliards afin de financer une filière de production et de distribution d’hydrogène vert. Le reste des financements seront utilisés pour la décarbonation de l’industrie grâce à l’innovation et à la R&D, ou pour favoriser le développement de l’économie circulaire (recyclage, déchets).

    7 milliards sont dévolus à la rénovation énergétique des bâtiments, donc 4 milliards pour le parc public (gendarmerie, écoles, préfectures…) et 2 milliards pour les ménages grâce à une extension des crédits du dispositif MaPrimeRénov’. Cet aspect de la relance permet de redynamiser le secteur du BTP et d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages tout en réduisant l’impact environnemental des bâtiments. 

    A ces mesures s’ajoutent celles octroyées à l’agriculture et à l’alimentation, qui représentent 1,2 milliards d’euros, notamment fléchés vers la transition « agroécologique », le bien-être animal et le développement des circuits courts. 250 millions seront également octroyés aux activités en rapport avec la mer (verdissements des ports, aquaculture, pêche…)

    Bien qu’il semble à première vue plutôt ambitieux, ce plan de relance fait face aux critiques des écologistes qui le jugent trop ponctuel et insuffisant pour assurer la transition écologique de l’économie. 

    [MOGED]

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