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Les "Ripeurs" valorisent les déchets du BTP



  • En France, le secteur du BTP est l’un des plus gros producteurs de déchets, générant chaque année 227,5 millions de tonnes de déchets. En 2020, la loi de transition énergétique souhaite atteindre un taux de recyclage de 70% pour les déchets du BTP et l’économie circulaire pourrait largement contribuer à atteindre cet objectif. L’entreprise les Ripeurs, créée en 2017, a pour objectif de revaloriser le maximum de ces déchets en proposant des services de collecte flexibles et adaptés à chaque chantier. Grâce à une application pour smartphone, les Ripeurs sont capables de répondre dans un délai de quelques heures à un artisan du BTP qui a sollicité l’entreprise pour collecter ses déchets. 

    Les filières existantes pour l’évacuation et la revalorisation des déchets ne sont pas toujours flexibles et adaptées aux contraintes des chantiers. C’est pour cette raison que des filières d’évacuation illégales se développent, et la lutte contre les dépôts sauvages, qui se multiplient ces dernières années, représente un pilier fondamental de l’action des Ripeurs. Les déchets en décharge sauvage, se trouvant principalement dans les forêts, le long des routes ou sur des terrains inoccupés, représentent une pollution non seulement visuelle mais aussi réelle des sols. 

    Les Ripeurs collectent les déchets et les déposent dans des déchetteries professionnelles partenaires situées près des chantiers dont ils sont issus. L’entreprise met à disposition en Ile-de-France différents services d’évacuation : sacs et vrac, bennes, camions-grues, évacuation des déchets amiantés ou dangereux… 

    En amont, la plupart des déchets sont triés par les clients afin d’être déposés dans les bonnes filières de revalorisation, pouvant ainsi être réemployés ou revalorisés en tant que matière première. Les déchets qui n’auraient pas été triés en amont par les clients sont triés en déchetterie professionnelle, pour ensuite être également renvoyés dans la bonne filière de revalorisation. Les déchets restants sont eux valorisés en énergie thermique ou encore enfouis sous terre, une option bien moins optimale. 

    Pour aller plus loin, les Ripeurs ont cherché des débouchés vertueux et générateurs d’effets sociaux positifs pour certains déchets. C’est notamment le cas des palettes en bois, qui depuis 2020, ne sont pas revalorisées en énergie thermique mais données à l’Établissement de Service d’Aide par le Travail (ESAT) de Châtillon, qui offre des activités professionnelles à des adultes en situation de handicap mental ou physique. Dans un atelier, les employés démontent, rabotent et transforment ces palettes en mobilier d’entreprise qui est ensuite vendu dans des boutiques partenaires. 

    Les déchets peuvent ainsi être soit réemployés, c’est-à-dire transformés en biens pour d’autres chantiers, soit transformés en ressources pour d’autres industries ou bien revalorisés en tant que matière ou énergie. 

    [MOGED]

     

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