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La première ratification de l'amendement au Protocole de Montréal marque une étape importante dans l'élimination des HFC



  • Les efforts mondiaux visant à protéger le climat et la couche d'ozone ont été stimulés par la première ratification de l'Amendement de Kigali au Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

    La ratification de l'amendement par le Mali a été reçue le 31 mars et celles d'autres pays sont attendues dans les prochains mois.

    L'Amendement de Kigali a été adopté en octobre 2016 pour éliminer progressivement les puissants hydrofluorocarbures (HFC), qui sont fréquemment utilisés comme substitut aux substances appauvrissant la couche d'ozone. Les HFC sont des gaz qui réchauffent le climat et possèdent des potentiels de réchauffement planétaire importants.

    « Nous félicitons le Mali qui devient officiellement la première partie à ratifier l'Amendement Kigali. Nous demandons instamment aux autres pays de faire leur choix afin de protéger notre climat », a déclaré le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (ONU Environnement), Erik Solheim, dans un communiqué.

    L'Amendement de Kigali entrera en vigueur le 1er janvier 2019, à condition qu'il soit ratifié par au moins 20 parties au Protocole de Montréal.

    Les pays qui ratifient l'amendement s'engagent à réduire la production et la consommation de HFC de plus de 80% au cours des 30 prochaines années. La plupart des pays développés commenceront à réduire les HFC dès 2019. Ces réductions permettraient d'éviter un réchauffement de 0,5 ° degré Celsius d'ici la fin du siècle, tout en continuant à protéger la couche d'ozone.

    Grâce à l'amendement de Kigali, le Protocole de Montréal prend la responsabilité des HFC et joue un rôle de premier plan dans la réalisation d'un monde respectueux de l'environnement où personne n'est laissé de côté, conformément au Programme de développement durable à l'horizon 2030.

    Le Protocole de Montréal est un accord environnemental multilatéral bien établi qui empêche efficacement les dommages massifs à la santé humaine et à l'environnement des rayonnements ultraviolets excessifs du soleil en éliminant progressivement la production et la consommation de substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

    En vertu du Protocole, les Etats du monde ont progressivement éliminé près de 99% de près de 100 substances appauvrissant la couche d'ozone et ont empêché des impacts négatifs sur l'agriculture, les animaux, les forêts, la vie marine, les écosystèmes naturels et les matériaux. De plus, jusqu'à 20 millions de cas de cancer de la peau peuvent être empêchés chaque année.

    En raison de l'engagement inébranlable des parties au Protocole, la couche d'ozone est sur la bonne voie pour se reconstituer d'ici le milieu du siècle.

    Les pays en développement qui sont parties à l'amendement de Kigali auront accès à un soutien financier et technique fourni dans le cadre du Protocole.

    Communiqué de l'ONU

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