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Forum Urbain Mondial - L'UNESCO présente une approche pluridimensionnelle des villes résilientes



  • D’ici 2050, le monde sera au deux tiers urbain, plaçant les villes au centre des défis et opportunités mondiaux. La migration est un facteur majeur d'urbanisation qui contribue significativement au développement économique et à la diversité culturelle. Au fur et à mesure que les personnes et les biens se concentrent dans les villes, celles-ci deviennent de plus en plus vulnérables à l'impact du changement climatique, des catastrophes et des conflits. Pourtant, si elles sont bien planifiées et bien gérées, les villes deviendront un moteur essentiel pour le développement durable.

    Pour que les villes soient inclusives, sûres et résilientes, les gouvernements, les maires et les parties prenantes locales ont besoin de politiques urbaines qui intègrent le soft power de la culture, de l'éducation, de la science et de l'intégration sociale, comme suggéré par le Nouvel Agenda (link is external), adopté à la conférence Habitat III en 2016. La participation de l'UNESCO au 9ème Forum Urbain Mondial à Kuala Lumpur, en Malaisie, du 7 au 13 février 2018, l’a confirmé, avec cinq événements qui ont mobilisé des personnalités locales et internationales sur la manière dont les villes peuvent forger un avenir durable.

    Les villes en situation de post-conflit et de post-catastrophe sont confrontées à de nombreux défis. Elles ont été au centre de l'événement de réseautage sur « Culture, redressement et reconstruction » mené par l'UNESCO et la Banque mondiale. « La culture doit être placée au cœur des processus de reconstruction et de redressement en intégrant le patrimoine culturel et naturel, le patrimoine immatériel et la créativité dans des stratégies intégrées reposant sur des approches centrées sur les personnes et sur les lieux », a déclaré Sameh Wahba. Directeur du Développement Urbain et Territorial, de la Gestion des Risques de Catastrophe et de la Résilience. Les experts ont souligné que les stratégies de régénération urbaine doivent utiliser la culture comme une ressource, un atout et un outil clé et s'appuyer sur l'approche «3-P» (en anglais people, places and policies) définie dans le Rapport Mondial de l’UNESCO Culture: Futur Urbain.L'événement de formation sur « La créativité en faveur des villes durables : la culture, levier d’inclusion sociale, de développement économique et de résilience » co-organisé par l'UNESCO et ONU Habitat a souligné l'importance du patrimoine culturel, du patrimoine vivant, de la culture et des industries créatives pour l’élaboration, l’implémentation et l’évaluation des politiques de développement urbain engagées dans la culture. "La culture est un élément clé de l'humanisation des villes", a déclaré Christine Musisi, Directrice des Relations Internationales à ONU-Habitat. Virginio Merola, Maire de Bologne (Italie), a souligné que la responsabilité principale des maires et des autorités locales est de renforcer les «biens communs urbains» et d'utiliser la culture pour créer des conditions de vie sociale, culturelle et générationnelle afin de vivre en harmonie au sein des différentes communautés. L'importance de mesurer la contribution réelle de la culture aux processus de développement urbain a été soulignée, afin de s’appuyer non seulement sur sa valeur économique mais aussi sur son impact sur l'éducation, le bien-être, la résilience et l'inclusion sociale.

    L'événement de l'UNESCO sur le thème «Construire la résilience urbaine» était centré sur la manière dont les villes font face à l’approvisionnement en eau et les risques naturels. Les services d'eau, par exemple, peuvent être fortement affectés par le changement climatique. Il existe de nombreuses meilleures pratiques et solutions reproductibles pour la gestion et les politiques de l'eau, et la réduction des risques de catastrophe. Le Dr. Nicola Tollin, membre de la Chaire UNESCO de durabilité de l'Université technique de Catalogne, Président de RECNET (Recycling City Network) et Directeur exécutif du Programme international sur la résilience urbaine, RESURBE, a démontré la nécessité de rapprocher les actions locales et internationales sur le climat au niveau urbain. Les projets qui utilisent des solutions basées sur la nature pour la gestion de l'eau et génèrent des co-bénéfices environnementaux, économiques, sociaux et climatiques. La méthodologie VISUS, méthodologie d'évaluation scientifique de la sécurité scolaire a également été présentée, ainsi que des exemples de partage et d'échange de connaissances sur l'eau du Programme hydrologique international de l'UNESCO dans le cadre de l'Alliance Mégapoles pour l'eau et le climat (AMEC), autant d’outils et de ressources utiles pour améliorer la résilience des villes.

    Le nombre de migrants internationaux dans le monde ayant augmenté rapidement ces dernières années, atteignant 258 millions en 2017 (ONU DAES, 2017), et la migration interne, - bien que plus difficile à déterminer -, étant cosnidérable, l’événement de réseautage sur "Intégrer les migrants dans les villes: défis et opportunités" a examiné l'importance d'une approche holistique, intersectorielle et collaborative de l'intégration des migrants dans les villes. L'UNESCO, en partenariat avec le PNUD, ONU-Habitat et l’OIM, a présenté des données issues de recherches récentes sur les migrations et des réponses politiques qui peuvent aider au niveau national et local à faire face à la circulation à grande échelle de personnes, tant à l'intérieur qu'à l'international. Parmi les résultats qui encouragent l'apprentissage de la cohabitation durable dans les villes, la nécessité d'une planification urbaine à long terme qui intègre les aspects politiques, économiques, culturels et sociaux de la vie en ville. La santé et le bien-être des communautés dans les espaces urbains ont été discutés dans le cadre de l'événement parallèle de l’UNESCO et la Banque Asiatique du Développement (BAD) «L'inactivité physique et l'augmentation des maladies non transmissibles» de l'UNESCO. Les experts ont préconisé la création d'espaces publics ouverts et sûrs pour le sport afin de stimuler le développement socio-économique dans la région Asie-Pacifique, en particulier dans la lutte contre les maladies non transmissibles, un problème mondial en augmentation partout dans le monde. Le plan d'action de Kazan, adopté par le Conseil ministériel de l'éducation physique et du sport en 2017, établit une feuille de route mondiale reliant le sport, les Objectifs pour le Développement Durable (ODD) et d’autres cadres de développement importants. Les panélistes ont présenté plusieurs initiatives locales à travers lesquelles les villes, qui ont développé le sport, ont vu des améliorations dans le bien-être et l'appartenance de la communauté, en particulier pour la jeunesse.

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