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Changement climatique et conflit : une relation compliquée



  • Les scientifiques n’entrevoient peut-être pas une « guerre de l’eau » à la Mad Max, toujours est-il qu’ils observent d’étroites relations entre conflit et changement climatique.

    La question de savoir si les changements spectaculaires affectant les régimes climatiques peuvent être moteur de conflit est objet de débat depuis de longues années. La chute de l’Empire khmer, au XVe siècle, a-t-elle été précipitée par une série de sécheresses, par exemple ? Et le petit âge glaciaire du milieu du XVIIe siècle est-il l’une des principales raisons à l’origine des guerres ayant secoué l’Europe, la Chine et l’Empire ottoman ?

    Mais les forces complexes régissant le monde d’aujourd’hui excluent tout parallèle ou toute hypothèse simpliste – et à plus forte raison les prédictions concernant l’avenir. Nombre de scientifiques appellent à la prudence, en affirmant qu’une hausse notable des températures terrestres ou qu’un phénomène climatique catastrophique pourrait faire pencher la balance de manière imprévisible. Le cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirme que la crainte que le changement climatique accroisse les risques de conflits armés dans certaines situations est « un sujet de préoccupation commune légitime », bien que « la force de l’effet soit incertaine ».

    À l’heure actuelle, la plupart des études considèrent davantage le changement climatique comme un multiplicateur des menaces que comme une cause directe - un facteur parmi tant d’autres facteurs interconnectés alimentant le conflit, tels que la pauvreté, l’exclusion de certains groupes ethniques, la mauvaise gestion des gouvernements, l’instabilité politique et la fracture sociale.

    « Il nous manque la dernière pièce du puzzle permettant d’affirmer que le changement climatique est moteur de conflit, mais nous savons qu’il existe un lien entre ces variables », a dit Koko Warner de l’Institut pour l’environnement et la sécurité humaine de l’Université des Nations Unies (UNU). « On ne voit pas d’individus prendre les armes parce qu’ils manquent d’eau potable ou parce que la montée du niveau des mers déplace les populations les unes vers les autres. »...

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    Source : Irin

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