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jean dupres

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    Santé publique : zoom sur la mycose vaginale, qui affecte 3 femmes sur 4 au moins une fois dans leur vie

    Dans les pays les plus développés comme dans ceux qui connaissent un système de santé plus fragile, la mycose vaginale, également appelée mycose vulvaire, constitue un réel sujet de santé publique. En effet, les recherches estiment que 3 femmes sur 4 dans le monde sont touchées au moins une fois dans leur vie par cette infection.

    Quand apparaissent les mycoses vaginales ?

    Dans la plupart des cas de mycose vaginale ou vulvaire, l'agent pathogène est un champignon appelé Candida Albicans. En temps normal, celui-ci est présent sur nos muqueuses, notre peau, dans notre intestin. Quand son environnement est déséquilibré, il peut proliférer et libérer des toxines. De saprophyte, il devient alors pathogène.

    Le milieu vaginal est constitué d'une flore qui, en générant une acidité, le protège des infections. Différents facteurs peuvent provoquer son déséquilibre : une hygiène intime trop agressive avec du savon, des lavages trop fréquents, la prise d’antibiotiques, une perturbation hormonale consécutive à la prise d’une pilule contraceptive, une grossesse ou la ménopause. Dans les cas les plus graves, le diabète ou encore une baisse de l’immunité favorisent aussi l’apparition de mycoses vaginales.

    Les symptômes d’une mycose vaginale

    Un prurit au niveau de la vulve et du vagin doit alerter la patiente. Il s’accompagne de pertes qui ressemblent à du lait caillé. Attention ! Cette comparaison est utile pour ne pas confondre avec des pertes vaginales laiteuses ou transparentes qui, elles, ne sont pas pathologiques. Les rapports sexuels et les mictions peuvent être douloureux.

    La prévention et le traitement :

    Pour éviter une récidive, il est dans un premier temps indispensable d’arrêter les mauvaises habitudes relatives à la toilette intime. Plutôt que des savons acides, on utilisera des gels ou des savons spécifiques vendus en pharmacie. Moins agressifs, ils préservent la flore bactérienne. Les douches sont préférables aux bains. On évite les milieux humides et chauds comme les hammams ou les jacuzzi. Il est recommandé de favoriser le port de vêtements de coton, plutôt amples pour éviter toute macération. %u2028Même si la mycose à Candida albicans n’est pas considérée comme une maladie sexuellement transmissible, lors de rapports sexuels, le préservatif est indispensable, le partenaire pouvant dans certains cas contracter une mycose à son tour.

    %u2028Le traitement fait appel à des anti-fongiques qui se présentent sous la forme d’ovules à introduire dans le vagin. Afin que le médicament puisse agir toute la nuit, il est préférable de prendre le traitement le soir au coucher. Le plus souvent, une prise unique suffit.

    La pharmacie peut délivrer les ovules anti-fongiques sans ordonnance, tout en sachant que si les symptômes ne passent pas rapidement, il est indispensable d'aller consulter.

    Aujourd’hui, afin de prévenir une récidive, de plus en plus de médecins préconisent de reconstituer le microbiote vaginal grâce à une cure de probiotiques spécifiques. Par voie orale ou gynécologique, les lactobacilles recolonisent le milieu vaginal et rétablissent ainsi l’équilibre perturbé.

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