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Une bibliothèque de vêtements afin de résister à la " fast fashion "



  • Peut-être connaissez-vous « La Remise », cette coopérative de solidarité à but non lucratif de Montréal qui met à la disposition de ses membres des outils d’usage commun (cuisine, menuiserie, artisanat, mécanique, jardinage, électricité, etc.) sous forme de prêt.  La boutique de Sarah Freeman à Sydney en Australie va dans le même sens, on n’achète pas de vêtements neufs: on emprunte des habits d’occasion.

    Cet acte militant vise à mettre un frein à la « Fast Fashion » et aux ravages environnementaux du consumérisme.  Pour en connaître davantage sur cette tendance, nous vous invitons à relire un article que nous avons déjà publié à ce sujet.

    Mettre fin au consumérisme

    Choquée par la vitesse à laquelle ses compatriotes achetaient et jetaient, sans parfois les porter, des textiles de mauvaise qualité, Sarah Freeman a eu l’idée de convoquer dans le monde du textile le concept du prêt pour créer une « bibliothèque de vêtements ».

    « Aujourd’hui, on porte ses vêtements comme des préservatifs », dénonce cette passionnée du vintage dans sa boutique de Potts Point. « On les porte une fois puis on les jette. »

    « Sur le papier, ce n’est pas ce à quoi les vêtements sont destinés. Mais dans les faits, ils sont aujourd’hui fabriqués de façon à tenir six lavages, ce qui est terrible, de mon point de vue », dit-elle.

    Entre 2000 et 2014, la production mondiale de vêtements a doublé et le nombre de vêtements achetés chaque année par les consommateurs a augmenté de 60%, selon le cabinet McKinsey & Company.

    En cause notamment, la « Fast Fashion » (la mode en accéléré), peu chère et aux collections perpétuellement renouvelées. Son mode de consommation implique que des vêtements présentés lors de défilés se retrouvent désormais très rapidement sur les étals, à bas prix et facilement accessibles grâce aux sites internet.

    Ce modèle a fait la fortune de marques mondiales comme H&M ou Zara et a trouvé en Australie un de ses marchés les plus dynamiques.

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    La « slow fashion » au Québec

    Station Service est une boutique de location de vêtements et d’accessoires de designers locaux. Elle offre aux femmes une nouvelle façon de découvrir les tendances, tout en réduisant leur empreinte écologique.

    La Gaillarde, la boutique-friperie est une entreprise d’économie sociale qui œuvre dans le domaine de la mode éthique, écologique et locale à Montréal.

    L’Empire de l’échange est une boutique dévouée à l’achat, l’échange et la vente de vos vêtements.

    Si vous connaissez d’autres bonnes adresses, écrivez-nous à diffusion@gaiapresse.com et nous l’ajouterons à cette liste.

    Source : AFP

    Crédit photo : AFP

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