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Coup d’envoi pour le Secrétariat du Partenariat mondial sur les bioénergies



  • Une transition en douceur

    25 septembre 2006, Rome - Le coup d’envoi a été donné cette semaine au Secrétariat du “Global Bioenergy Partnership” (GBEP), constitué par la Commission des Nations Unies sur le développement durable à sa 14ème session en mai 2006, dans le but de promouvoir l’utilisation des bioénergies.

    Sis au siège de la FAO et parrainé par le Ministère italien de l’environnement et de la mer, le Secrétariat a pour mandat de faciliter une tribune politique mondiale visant à promouvoir les bioénergies et encourager la production, la commercialisation et l’utilisation de combustibles “verts”, en se concentrant en particulier sur les pays en développement

    Le Secrétariat sera le principal coordonnateur des activités et des communications du Partenariat et assistera les échanges internationaux de savoir-faire et de technologies, favorisera les cadres stratégiques de soutien et identifiera des moyens d’encourager les investissements et d’éliminer les barrières pour l’élaboration et la mise en œuvre de projets communs.

    A court terme, le Secrétariat mettra à jour l’inventaire des réseaux, initiatives et institutions existants s’occupant de bioénergie et fera le point sur les lacunes de connaissances.

    Il aidera aussi les partenaires à identifier et à exécuter des projets bilatéraux et multilatéraux de développement durable des bioénergies, et appuiera la formulation de directives destinées à mesurer les réductions d’émissions de gaz à effet de serre dérivant de l’utilisation de biocombustibles.

    Sources d’énergie renouvelables

    Le but global du Partenariat est de répondre à la nécessité croissante de développer des sources d’énergie renouvelables compte tenu à la fois de l’envolée des prix du pétrole, du réchauffement de la planète et des préoccupations sur la diminution des réserves de combustibles fossiles.

    La FAO a toujours oeuvré pour la cause des biocarburants comme moyen de réduire la pauvreté tout en produisant une énergie propre à faible coût.

    Avec les technologies adéquates, les abondantes disponibilités énergétiques pourraient être exploitées en convertissant la biomasse comme les résidus de récolte, les herbages, la paille et les broussailles en combustible, tandis que les cultures comme la canne à sucre, le maïs et le soja servent déjà à produire de l’éthanol ou du biodiesel.

    “Nous sommes heureux d’apprendre que la FAO a été retenue pour accueillir le Secrétariat du GBEP”, a déclaré M. Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour le développement durable.

    “Sa présence nous encouragera à continuer à aider les gouvernements et les institutions à formuler des politiques et stratégies appropriées sur la bioénergie. Nous espérons que la constitution du Global Bioenergy Partnership aidera à réduire la dépendance actuelle vis-à-vis du pétrole.

    “Au cours des prochaines décennies, les biocarburants pourraient assurer une partie croissante des besoins énergétiques de la planète. Mais nous devons faire en sorte que cela se fasse de manière soutenable, a ajouté M. Müller.

    “Des synergies positives entre GBEP et la Plateforme internationale de la bioénergie (IBEP) de la FAO contribueront à l’élargissement du rôle des biocarburants”.

    L’Italie et le Mexique ont été respectivement nommés Président et vice-Président du Comité directeur du GBEP pour le prochain exercice biennal.

    *Les partenaires actuels du GBEP sont les suivants: tous les pays du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie), la Chine, le Mexique, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Fondation des Nations Unies, l’Association européenne des industries de la biomasse (EUBIA) et la FAO.


    Contact:
    Luisa Guarneri
    luisa.guarneri@fao.org
    (+39) 06 570 56350
    (+39) 348 870 5979
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