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Désormais un plan national d'investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle au Gabon



  • Il a été approuvé au cours d’un atelier y relatif, le 13 mars 2015 à Libreville. La validation était présidée par le ministre gabonais de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, Luc Oyoubi, a appris Mediaterre de l’agence de presse APA. Le Plan national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) est conçu comme étant une réplique nationale du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PPDAA). Il a bénéficié de l’appui technique et financier de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de la Banque mondiale et du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).
    Le PNIASAN va permettre d’intensifier les investissements dans le secteur agricole qui présente, aujourd’hui, le plus grand potentiel en termes de croissance économique et de création d’emplois. De façon concrète, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire espère contribuer au renforcement de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine), nouveau programme impulsé par le président Ali Bongo Ondimba et censé encourager l’entrepreneuriat agricole et favoriser la diversification de l’économie.
    L’agriculture gabonaise représente moins de 5% du produit intérieur brut (PIB) et est caractérisée par la faiblesse de ses capacités de production. « (L’agriculture au Gabon) reste pour l’essentiel très traditionnelle, c’est-à-dire itinérante, sur brûlis et sur des petites surfaces, avec une faible mécanisation et un faible taux d’utilisation des intrants performants », a expliqué le ministre Luc Oyoubi. De même, les importations de denrées alimentaires engloutissent plus de 300 milliards de Fcfa par an alors que les effets de l’exode rural se traduisent par une forte concentration des populations (environ 80%) dans les villes.

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