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Le défi de l'énergie propre et renouvelable : des projets convergents pour réduire l'utilisation des hydrocarbures



  • Dans le cadre de la tenue du Forum social mondial 2016 qui s’est déroulé à Montréal au mois d’août dernier, les questions relatives à l’environnement ont été abordées par des milliers de participants et largement débattues. Dans la foulée de la dernière Conférence sur les changements climatiques de Paris, en décembre 2015, certains acteurs se sont interrogés sur la volonté réelle des pays présents de respecter les objectifs arrêtés. Est-ce suffisant, concluant, pour renverser la tendance si on ne met pas en cause les modes de production existants et les politiques énergétiques actuelles ? La justice environnementale est à ce prix, disaient-ils.

    Dans ce sens, les gouvernements canadien et québécois, des entreprises privées et publiques ainsi que des organisations de la société civile s’engagent résolument dans la voie de la transition énergétique afin de réduire l’émission de gaz à effet de serre. A cet égard, des projets d’énergie propre et renouvelable sont lancés et témoignent de cette volonté de changer le cours de choses.

    La biomasse forestière : une source de carburant renouvelable

    Les gouvernements canadien et québécois se sont engagés dans l’utilisation de la biomasse forestière québécoise  afin de produire 40 millions de litres de bio-huile , produit utilisé par les véhicules, conduisant à une réduction de 70 000 tonnes d’équivalent CO2. L’usine de Port-Cartier sera la première installation commerciale du genre au Québec. Des investissements de 104 millions de dollars des deux gouvernements et de trois entreprises permettent d’offrir une solution de rechange propre car elle rejette de 70 à 90% moins de gaz à effet de serre que les combustibles fossiles.

    La tarification du carbone : un moyen efficace pour réduire l’émission de CO2

    La ministre canadienne de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a annoncé que de nouveaux partenaires (23) du secteur privé se sont joints à la coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone. Celle-ci peut prendre différentes formes (prix de la tonne de carbone, système de plafonnement et d’échanges de droits d’émissions, etc…) mais il est convenu qu’une vision commune du dit prix du carbone doit être mise en place afin d’élargir et d’uniformiser le marché du carbone. La tarification permet d’utiliser les activités du monde des affaires afin de stimuler les décisions d’investissement dans les technologies propres.

    A cet égard, le Western Climate Initiative regroupant sept (7) états américains et trois (3) provinces canadiennes dont le Québec vise à développer le marché des crédits carbone. Cette collaboration illustre la volonté des gouvernements d’activer la participation des entreprises à participer à la lutte contre les changements climatiques.

    L’énergie éolienne : un élément important de notre portefeuille énergétique

    Une récente analyse technique produite par l’Association canadienne de l’énergie éolienne démontre que de faire passer la contribution de l’énergie éolienne à 35 pour cent de notre portefeuille énergétique permet de réduire de façon substantielle les émissions des gaz à effet de serre et de générer de nouveaux débouchés d’exportation.

    Cette étude présente quatre (4) scénarios d’intégration de l’éolien dans le réseau de distribution de l’électricité , comprise entre cinq (5) pour cent et trente-cinq (35) pour cent des besoins. Dans les faits, le Canada peut remplacer la production thermique (gaz naturel et charbon) car il dispose de ressouces éoliennes de qualité et d’infrastructures suffisantes de transmission, et ce, dans toutes les provinces canadiennes.On doit signaler que cette électricité propre pourrait être utilisée pour alimenter les véhicules, les bâtiments et les secteurs industriels et réduire le coût de production de celle-ci.

    Roulez électrique au Québec: un projet ambitieux pour la transition énergétique

    L’annonce du déploiementde onze bornes de recharge rapide dans les régions éloignées de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent constitue une nouvelle étape dans le développement du Circuit électrique du Québec. À cet égard, la voiture électrique demeure la meilleure solution pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

    Ce réseau, dans sa première phase, est constitué de 725 bornes de recharge rapide et dessert plus 11 000 véhicule électriques. Il faut signaler que l’objectif à atteindre se situe à 100 000 voitures en 2020. Ce projet résulte d’une association du gouvernement du Québec, d’administrations municipales et d’entreprises privées et publiques, soit 154 partenaires. Sa présence permet actuellement d’éviter l’émission de 1 200 tonnes de CO2 par année.

     

    DENIS PLANTE

    Source : GaïaPresse

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